‹ Traité complet de l'hypochondrieChapitre 3 sur 40 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

flambeau de la vérité dans tous les points de la pathologie, elle a du moins appris à se garantir de ces écarts trompeurs d'une imagination plus brillante que solide.

Il ne faut pas conclure de là que l'harmonie la plus complète règne dans les études médicales. Chacun apporte un esprit particulier dans sa manière de voir. Chacun interprète à sa façon les effets pathologiques et physiologiques qu'il observe, au point que l'un regarde comme un effet ce que l'autre prend pour la cause. De là deux doctrines bien distinctes et en apparence bien opposées, l'anatomie pathologique et le vitalisme.

Ce n'est point ici le lieu d'aborder une question si palpitante d'intérêts , si brûlante de passions. Qu'il nous suffise de dire que cette époque a étendu son influence sur les maladies nerveuses et par conséquent sur l'hypochondrie, et qu'elle en a singulièrement modifié l'étude. Aussi la science présente avec orgueil plusieurs traités ex professa, plusieurs monographies qui ont envisagé cette maladie par toutes ses faces, et qui semblent ne laisser rien à désirer. Cependant le premier corps médical, l'Académie royale de Médecine, vient donner un démenti formel à cette assertion en soumettant cette grande question aux recherches et aux méditations des médecins de tous les pays. Si tout était fait, si tout étîiit connu et jugé, ce corps savant ne la remotlrait point au concours; il n'appellerait pas de nouvonux efforts pour la discuter et la résoudre. En effet, dans l'état actuel de la science sur l'hypo-

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