‹ Traité complet de l'hystérieChapitre 2 sur 46 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Attaché, pendant trois années de mon internat dans les hôpitaux de Paris , à des services exclusivement consacrés aux femmes, j'avais rassemblé un grand nombre de notes importante^ sur les affections qui leur sont propres; je continuais ces études avec persévérance dans ma pratique particulière, ne pensant pas les mettre au jour avant quelques années, lorsque l'Académie royale de médecine, en mettant au concours la question de l'hystérie, vint m'offrir l'occasion de soumettre à une épreuve décisive le résultat de mes observations.

C'est ce travail que je publie aujourd'hui, entièrement conforme, sauf ([uelqucs additions, au manuscrit déposé aux archives de la compagnie.

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J'avais espéré voir paraître avant le mien l'ouvrage d'un de mes compétiteurs, M. le professeur Brachet, également couronné par l'Académie et pouvoir ainsi, avec toute l'attention que méritent les beaux travaux de l'auteur, disjcuter ses idées sur le siège de l'hystérie.

Bien qu'en effet M. Brachet semble conserver encore les doctrines émises dans un travail récompensé, il y a quinze ans, à l'occasion d'un concours sur la même question, je n'aurais pas cru loyal de puiser dans ce premier ouvrage les éléments d'une discussion dont il a peut-être changé depuis les principaux termes. Si donc je n'ai cité qu'une seule fois, dans ce livre, le nom de mon savant compétiteur, c'est par pure réserve et nullement par oubli.

» J'ai également à regretter que le remarquable mémoire de M. le docteur Schutzenberger, sur

(1) « Prix consistant en une médaille dor de la valeur de douze cents francs.

( M. H. Landouzy, professeur à l'Ecole de médecine de 1 Reims , etc , auteur du mémoire n° 1 1. « Exœquo < ^ brachet, doyen des médecins de l'IIùtel-Dieu de ' Lyon , etc., auteur du mémoire n° 17. » Première menlion honorable.

' M. le docteur E. Marchand, de Sainte-Foy, auteur du mémoire n» 5.

» Deuxième viention honorable.

M. le docteur nr. Renzi, de TUniversitc de Naplcs, auteur du mémoire n» ?.. »

{Académie royale de médecine , séance du 5 Novembre 18'i5.)

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la production des plicnomcncs hystériques, ait paru seulement aujourd'hui {CmQZ. méd. de Paris, 26 Septembre), car au lieu de me borner à inscrire le sommaire des trois observations qu'il publie, et qui sont presque de la pathologie expérimentale appliquée à l'hystérie, j'aurais, avec le plus grand profit, appuyé mes opinions relatives aux causes organiques de cette névrose, sur sur les recherches cliniques du savant professeur de Strasbourg.

Je donnerai plus loin les raisons qui m'ont fait adopter, pour la composition de cette monographie, une méthode entièrement nouvelle, et qui, surtout, m'ont porté à joindre à mon livre le programme de toutes les observations.

En logique rigoureuse, ces observations devraient se trouver en tête de l'ouvrage , car la partie didactique n'est que la déduction de la partie expérimentale. C'est, en effet , la marche que j'avais suivie à l'Académie; mais ne devant donner ici, sous peine de dépasser les limites raisonnables, qu'une indication très-succincte des faits, et seulement afin qu'on puisse remonter à leur origine, j'ai relégué ce sommaire à la fin du volume.

Je puis ainsi, dans le cours de la discussion, et sans l'interrompre par l'exposé trop fréquent des faits, renvoyer, par des chiffres, aux observations correspondantes.

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Substituer la preuve à la tradition ;

Appeler l'attention des praticiens sur des accidents trop rarement rapportés à leur véritable origine ;

Montrer que certains phénomènes de congestion cérébrale, de monomanie, d'amaurose, de paralysie des membres ou des autres organes , d'aphonie, de dyspnée, de dyspepsie, de dysphagie, de gastralgie , etc., etc. , attribués communément , même par les médecins les plus distingués, à des affections du cerveau, du poumon ou de l'estomac, tiennent, chez la plupart des femmes, à des troubles de l'innervation génitale, produits euxmêmes par des lésions matérielles très-souvent appréciables ;

Tel a été mon but.

Ne résultât-il de ce livre qu'une seule notion utile, je me trouverais amplement récompensé de mes efforts et de mes veilles.

Reims, 26 Septembre 1846.

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