‹ Traité complet de la peinture (volume 2)Chapitre 111 sur 127 · MANNEQUINS. G · texte numérisé non relu

MANNEQUINS. G

de manière qu'en pliant les pièces et en les tordant , il ne puisse pas se déplacer ni jouer dans le bois où il se trouvera incrusté et assujetti. Par ce moyen , on pourra faire fléchir par articulation les pièces ou les membres, et ils resteront dans le degré ou l'angle de flexion, c'est-à-dire, dans la position qu'on leur aura donnée. Un fd de fer bien recuit peut être plié et replié des centaines de fois sans qu'il se rompe, accident au reste qu'on pourrait aisément réparer. Lorsque le squelette sera construit , on prendra de la paille neuve, et on en foroiera par brins parallèles les membres placés dans l'état droit et longitudinal. On liera solidement ces membres en les renflant plus ou moins çà et là , puis on sciera la paille aux articulations, de manière que Tépaisseur des membres n'empêche pas les flexions. De l'étoupe , du crin , etc. , compléteront le modelé des formes. Quant aux masses solides du corps ou au milieu des gros membres , on peut les composer avec du liège grossièrement râpé et lié en masse avec de la cire jaune et quelque résine commune. On recouvre le tout avec du tricot de coton, et l'on obtient un mannequin aussi souple qu'il est possible, qui ne varie jamais dans sa souplesse , et qui n'exige ni clefs ni ménagemens particuliers. Il n'est pas diflicile d'y adapter une tête et d'y figurer tous les doigts si on le désire. Une plus ample description ne servirait à rien aux personnes industrieuses qui essaieront d'employer ce moyen.

G4o PROCÉDÉS MATÉRIELS.

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