‹ Traité complet de la peinture (volume 2)Chapitre 66 sur 127 · PEINTURE AU VERNIS · texte numérisé non relu

PEINTURE AU VERNIS

vers de l'estampe légèrement humide , avant de poser à l'endroit la couche de térébenthine. Cela fait, on prendra une éponge mouillée, et on amollira le papier, de manière qu'on puisse l'enlever par petites parties , en le roulant sous le doigt. On enlèvera ainsi une grande partie de l'épaisseur du papier, et on ne laissera que l'épiderme, qui a reçu les tailles de la gravure. Si l'opération est bien faite, l'efFet transparent de ce tableau laissera voir toutes les formes et même la dégradation des objets.

11 ne s'agira plus que de coucher par teintes plates , derrière cette épiderme, des couleurs sur chaque objet représenté, et de produire ainsi une enluminure par transparence. A l'aide d'un miroir, on jugera de l'eiïet que produisent les couleurs que l'on appose; couleurs plates qu'arrondissent les tailles du burin.

Ce procédé un peu pitoyable serait bien plus souvent pratiqué , si ces sortes d'enluminures ne jaunissaient pas d'une manière épouvantable. On a donc tort de les exécuter à huile; il faut les exécuter au vernis fin et exclure la térébenthine. Je n'en dirai pas d'avantage sur cet enfantillage toujours barbare , malgré l'adresse , ou , si l'on veut, l'art de celui qui s'en amuse.

C'est probablement ce procédé qui est exposé dans l'ouvrage intitulé : Moyen de devenir peintre en trois heures. Paris 1767, in-S".

Je ne crois pas devoir parler ici de l'art d'imprimer les tableaux; cette industrie serait bien plus goûtée si l'on employait un gluten préférable à celui des peintures ordinaires. Ce que nous allons dire doit naturellement s'appliquer à ce procédé de peinture mécanique.

4o8 PROCÉDÉS ÎIATÉRIELS.

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