‹ Traité complet de la peinture (volume 3)Chapitre 10 sur 104 · VERNIS SERVANT A RETOUCHER. 7I · texte numérisé non relu

VERNIS SERVANT A RETOUCHER. 7I

l'hiiile blanchie » dont vous augmenterez le volame, en y ajoutant deux fois autant de mastic préparé.

> Cette composition ressemblera à la neige» surtout pour la consistance : si la quantité de sel de salume est bien proportionnée , vous trouveras le lendemain un peu d*eau détachée autour de la masse ; le défaut de sel de saturne empêcherait trop long-tems le vernis de sécher ; s'il s'y Ironvait trop abondant » il sécherait trop vite et jaunirait ensuite. Pour mieux s'assurer de la proportion, on pourrait , la veille , détacher une petite partie de la masse en rétendant avec le doigt c par ce moyen» on reconnaîtra le lendemain si elle se trouve plus collante que le reste de la masse ; si elle commençait déjà à sécher , on y ajouterait une partie égale d'huile et de mastic , et on broierait l'ensemble avec le contenu sur la palette. >

Aucune de ces rex^ettes n'est bien entendue. La présence de la cire me parait d'abord funeste , et j'ai fréquemment remarqué qoe son association avec l'huile frisait extrêmement jaunir les couleurs» Quant à l'emploi de l'essence de térébenthine» je la crois dangereuse» en ce qu'elle doit jaunir» étant ainsi retenue et résinifiée sous la pellicule huileuse de ce vernis cireux» très-prompt à se sécher. Le mastic n'est point non plus la résine qui » combinée avec l'huile » puisse jaunir le moins.

Voici comnient il faut concevoir cette question. Il s'agit d'abord de restituer la transparence et de détruire les ternissures; or un frotlis de copal liquide étalé très-mince avec le pouce suffit : il est bien plus efficace que tous les vernis. Aussitôt que ce frottis de copal est sec » on peut repeindre à huile comme précédemment» et sans cire ni résine; la couche restera brillante. Si l'on juge à propos

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de repeindre avec des teintes très-riches et très-diaphanes, on emploiera pour gluten deux tiers d'huile seulement et un tiers de copal fondu dans Thuilé volatile de cire , et ce sera avec ce gluten qu'on broiera et qu'on mélangera les couleurs. Au chap. SgS nous expliqueri>ns la manière de faire ce mélange. Si l'on n'a pas du copal très-blanc , et que la place ternie et h retoucher soit fraîche et lumineuse, on emploiera la résine-élémi au lieu de copal » mais on associera , autant que possible » de ce dernier.

Avant de se décider à ôter les ternissures avec le vernis servant à retoucher, il faut bien s'assurer si la place terne est sèche, et même il faut la saupoudrer de sel de saturne ( acétite de plomb ) broyé très-fin. On peut laisser cette poudre séjourner pendant la nuit sur l'embu ; le lendemain on la lave bien avec de l'eau chaude» on laisse sécher et on repeint : il importe de ne pas aspirer cette poudre métallique.

On peut dire qu'en général l'emploi du copal fondu dans des huiles volatiles , ou lentes ou promptes à s'évaporer, est excellent en ce qu'il peut servir soit à retoucher, soit à rendre le lustre et à donner de la transparence ou de la force aux fonds , soit enfin à vivifier toutes les couleurs. C'est parce que le procédé nécessaire pour dissoudre le copal dans les huiles volatiles et sans huile fixe, n'est pas encore bien connu que la peinture à huile reste privée du secours et de l'énergie que cette substance peut si facilement lui procurer.

LES VBBNIS EN GilUÉRAL. yS

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