‹ Traité complet de la peinture (volume 3)Chapitre 25 sur 104 · ENDUITS. — MASTICS · texte numérisé non relu

ENDUITS. — MASTICS

en usage ; il se travaille facilement et ii*est point sujet au retrait et aux gerçures, deux des inconvéniens des stucs. C'est du moins ce qui résulte d'une expérience qui vient d'être faite à Semur , où une maison nouvellement construite a été revêtue du ciment Lacordaire; peu de jours ont suffi pour opérer sa parfaite siccité » et il offre aujourd'hui l'apparence des plus beaux stucs fauves de l'ilalie. La peinture à l'huile» étendue à sa surface, n'a pénétré son épaisseur que d'un quart de ligne. ( Voy. le Journal des Artistes; 28 septembre 1828. )

On a encore indiqué le bitume, ou enduit imperméable de Thénard et Darcet , rue Ticquetonne 9 n"" 4 » ainsi que l'enduit de Maisonrouge, rue Çroix-des-Petils-Ghamps , n* 32. (Voir le Courrier Français du là mai 1828.) Le mastic de M. Dihl est Irès-connu.

Quant au mastic des vitriers , il est composé de blanc de céruse et d'huile de lin, ou de toute autre huile dessicative; or la présence de l'huile rend ce mastic préjudiciable aux couleurs , outre qu'il est fort lent à se durcir*

On peut très-bien mastiquer avec certaines cires à cacheter. M. Conte (quai Louis XVIII , n"" 28, à Paris, au coin du canal et du faubourg du Temple], vient d'en fabriquer de toutes espèces el de toutes couleurs, par des procédés nouveaux et économiques. Il en compose de la blanche, qui est très-adhérente et très-propre à faire un mastic commode pour les tableaux; il suffit, pour ôter le superflu et pour arriver au niveau du panneau , d'enlever l'excédant avec une espèce de lame dentelée , qui use également le mastic.

l58 PROCÈDES hat/'.riels.

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