CHAPITRE
DE L'EXAGÉRATION DES TEINTES SUR LES POINTS DE LA SUPIRFIGIE PEINTE VUS OBLIQUEMENT, ET PAR CONSÉQUENT EN RACCOURCI, L0R8QU*IL ARRIVE QUE LA DISTANCE PRESCRITE EST TROP COURTE.
Voici eDCore une question toute optique» et qui appar^ tient à Fart des mesures ou à la perspective. Toute superficie colorée, soit toile» soit panneau ou muraille» etc. » vue en raccourci , éprouve une décoloration apparente par cet effet d'obliquité visuelle; c'est ainsi qu'elle en peut éprouver une ausii par l'effet de son obliquité au luminaire. Si donc Fœil qui regarde un tableau est trèsprès ou trop près de ce tableau , les teintes qui sont sur les points vus obliquement de ce tableau et en raccourci, puisqu'ils se présentent de côté à la vue » se décolorent. On demande donc s'il convient de réparer cette décoloration apparente, en exagérant ces mêmes teintes du tableau. Nous avons déjà répondu que, pour peu que l'œil puisse se mouvoir de droite ou de gauche sans rétrograder, ces corrections ou ces exaltations» qui seraient bonnes pour un point d'aspect, deviendraient des (Jausselés pour un autre; en sorte qu'il »e convient de faire ces mensonges qu'autant qu'ils se convertiront en vérités permanentes. Si donc » pour une peinture vue de très-loin , telle qu'une coupole » par exemple , il est bon de sauver cette diminution et cette décoloration des surfaces vues obliquement de ce point unique et éloigné , il no
convient pas , dans tout autre cas » de chercher h sauver par une incorrection , une erreur que le moins instruit des spectateurs n'attribuera jamais à l'artiste « mais bien à la trop courte distance ou profondeur du site. Ce serait donc substituer des mensonges à des incorrections accidentelles et passagères» et faire parade d'un purisme que chacun trouverait assez mal entendu. (Voy. le cbap. 4^6i pag. 356. )