TOME II. lO
l46 OÏSTOIF.E DE Là PEîNTDKE.
gène. De très -belles statues grecques subsistent, et nous; accordons à leurs auteurs la supériorité sur nos statuaires ; les tableaux grecs ont péri, et nous doutons si les peintres grecs surpassaient les nôtres. Quand ces contestations se termineront-belles? Peut-être ne sera-ce que quand des découvertes nouvelles nous auront enrichis de quelques peintures antiques évidemment supérieures à nos meilleurs tableaux, ou bien quand le goût qui se répand de plus en plus pour les monumens des anciens aura à la fin réuni tous les modernes dans la vole de la vérité. Mais une idée qu'on peut avancer, c'est que plus on étudiera la théorie des anciens, en se familiarisant avec la philosophie et le technique de leurs artistes, plus les inductions et les conjectures rapprocheront vers cette unité d'opinion en faveur de l'art grec, plus aussi on sera près de s'entendre et de s'accorder dans une affection et une estmie sincère pour cette peinture antique. Son éclat, il est vrai, n'est parvenu jusqu'à nous que par de bien faibles reflets; mais il a attiré l'admiration de toute l'antiquité, parce qu'il était réel et merveilleux. Puissent donc les recherches que je vais poursuivre ici contribuer au moins à faire revivre cette même admiration ! Si je ne parvien-s pas à ce but, je n'en aurai pas moins attaqué des préjugés assez funestes; j'aurai éclairé sur des points importans de l'art et rattaché les esprits à certaines questions intéressantes vers lesquelles ils n'avaient peut-être pas dirigé toute leur attention.
PEINTUEliî CîItZ LKS GRECS.