Maintenant, supposons que la surface d’une rivière A
affleure à marée basse le couvercle du tambour supérieur, afin que la même quantité d’eau puisse toujours agir sur la roue ; une fois que la surface de l’eau est au-dessus du couvercle du tam-
(a) Annales des arts et manufactures , tome aa.
bour supérieur, l’eau qui passe par-dessus, ne produira pas un plus grand effet en s’élevant de plusieurs pieds, que quand elle se trouvera au niveau du couvercle.
168. i i, indique le fond de la rivière; l’eau entre dans le tambour en passant la porte e, jusqu’à ce quelle s’arrête contre le jjpteau f ; là, elle trouve un passage au moyen duquel elle arrive au fond, l’eau s’échappe par la porte k; ceci est pour le mouvement, lorsque la marée baisse; quand, au contraire, elle remonte, les deux portes dont nous venons de parler, se ferment, et les opposées s’ouvrent; au inpyen dequoi , l’eau descend comme auparavant et tourne la roue dans la même direction par le flux et reflux.
Observations. Cette roue comparée à la précédente offre les avantages suivans : i\ Sa vitesse est plus uniforme , puisque c’est la même quantité d’eau qui agit toujours sur elle. a°. Elle tourne dans le même sens par le flux et reflux, d’yne manière plus simple. 5°. Comme la roue est horizontale, il est facile d’adapter sur son arbre un engrenage quelconque, puisqu’on peut élever cet arbre à voloulé au-dessus de la surface de l’eau. 4”. Sa construction est plus économique.
GENRE TROISIÈME. — Balanciers hydrauliques.
première espèce. — Balancier de Perrault. PI. VI , fig. 14 (a).
169. L’eau qui coule dans le coursier c tombe dans une caisse d, qui tourne Autour d’un axe ni, et qui est partagée en deux portions égales par une cloison. Quaud la base a b est horizontale, l'eau tombe de manière à être partagée en deux parties égales par cette cloison; dans toute autre position, la chute s’en fait dans la partie élevée. Dans celle que représente la
(a) Recueillies Machines approuvées par /"Académie des Sciences, tome i.
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ligure, cette chute a lieu du coté de b ; quand cette partie est pleine, la caisse tourne sur son axe et vient s’appuyer contre l’obstacle/, versant l’eau dont le poids a décidé son mouvement. L’autre partie se remplit à son tour, et ramène la caisse à sa position primitive, en s’appuyant sur l’obstacle g, et ainsi de suite.
Perrault proposait d’appliquer cette espèce de balancier hydraulique au mouvement d’un horloge à pendule.
deuxième espèce. — Balancier à contrepoids. PI. VI, lig. i5.
i -o. a , coursier qui verse l’eau dans un seau b. Ce seau est suspendu à l’extrémité du levier il d, qui tourne autour de l’axe c, et dont l’autre extrémité, garnie d’un axe de cercle soutient , au moyeu d’une chaîne, le contrepoids /.
La capacité du seau b doit être telle que son poids, plus la quantité d’eau qu’il contiendra, puisse entraîner le contrepoids et la résistance appliqués à l’autre extrémité du levier d d ; et le contrepoids doit être suffisant pour soulever le second , lorsqu'il est vide.
Lorsque le seau, étant rempli d’eau, est parvenu au point le plus bas de sa descente , a rencontre un crochet de fer qui ouvre un clapet par où l’eau sort; quand le seau est entièrement vide, le clapet se ferme au moyen d’un petit contrepoids.
171. M. Alilini de Bologue a imaginé un balancier hydraulique de la même espèce. Ce balancier porte à son extrémité un auget qui remi^t les memes fonctions que le seau dans le balancier prqpédent^
Obs. Ces balanciers hydrauliques peuvent être appliqués avec quelque utilité aux machines qui ont un mouvement alternatif, de la même nature que celui qu’ils ont, telles, par exemple,
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que les diverses machines de percussion et spécialement les
marteaux.
GENRE QUATRIÈME. — Chapelets et seau* moteurs. premiere espèce — Cluipelets. PI. VI, fig. 16.
172. a, coursier. . — c d, tambours sur lesquels passe le chapelet , qui est composé de deux cordes ou chaînes Sans lin , bien tendues, lesquelles soulicnncnt plusieurs vases ou caisses. L’eau que verse le coursier tombe successivement dans chaque caisse, de manière que toutes les caisses qui sont du côté du coursier, sont remplies d’eau, et, par leurs poids, elle font tourner le chapelet.
deuxième espèce. — Seau moteur. PI. VI, fig. 17.
173. Une corde a b passe sur la poulie c, et soutient d’un côté un poids d, ou une autre résistance quelconque, et de de l’autre un seau f. Le tuyau m verse de l’eau dans le seau, et le remplit. Le seau, par son poids, entraîne la résistance, et la soulève, tandis qu’il descend; parvenu an point le plus bas de sa chute, il rencontre un crochet qui ouvre un clapet; l’eau se vide, et le seau remonte, entraîné pas un contrepoids d , placé de l’autre côté de la corde. Le tuyau m porte un robinet 1 ; l’axe de ce robinetest garni, à l’extérieur, d'une portion de roue dentée qui engraine avec une autre portion correspondante de roue dentée adaptée à la corde. Au moyen de ce mécanisme, le seau, en montant et en descendant , ouvre et ferme le robinet, de manière qu’il n'y a aucune potion d’eau quij^fsoit employée utilement.
174. Obs. Le chapelet produit un mouvement de rotation continue, et est préférable dans la plupart des cas au seau moteur, dont le mouvement est intermittent. On a proposé cepen-
DE L’EAU CONSIDÉRÉE COMME MOTEUR. ‘71 dant quelques utiles applications de ce dernier au levage des fardeaux.
GENRE CINQUIÈME. — Spiral*».
première espèce. — Spirale à axe horizontal. PI. VI, fig. 18.
175. L'axe b b doit être dirigé suivant la ligne du courant même, de sorte que la spirale d d, dans toutes ses positions, présente toujours à l’action impulsive du courant une surface oblique qui en reçoit le choc.
M. Dubos t (rt) a proposé d'appliquer cette spirale à un moulin à construire sur le Rhône. M. du Quel ( b ) l’a proposée pour une machine destinée à faire rémonter les bateaux.
deuxième espèce. — Spirales à axe oblique. PI. VI, fig. 19.
Cette spirale , renfermée dans un tambour creux, est absolument semblable à la vis d 'Archimède usitée dans les travaux hydrauliques. Un coursier A verse l’eau dans la partie supérieure; et, en parcourant la spirale, elle lui communique un mouvement de rotalioucontinue.
troisième ESPÈCE. — Spirales à axe vertical. PI. VI, fig. 30 (c).
1 76. A B sont deux tuyaux de plomb tournés en spirale à l’entour d’un seul arbre , mais dans des directions différentes. La capacité du tuyau inférieur doit être à celle du tuyau supérieur eu raison inverse de leurs hauteugp perpendiculaires , plus la quautité jugée nécessaire d après les calculs pour vaincre le frottement. Le tuyau B doit être un peu plus grand en haut, afin de prendre plus facilement l’eau de la chute.
(a) Machines approuvées par l’Académie , tome 7, n°. 479.
(b) Idem , n°. 338.
(c) Annales des arts et manufactures , tome a».