Les figures 17 et 18 ( PL I ) représentent les formes
d’armature les plus usitées dans les grandes roues ; mais on peut les varier d’une infinité de manières différentes. Quelle que soit la disposition que l’on choisisse, il faut que, pour être bonne, elle remplisse les conditions suivantes : •
i°. La circonférence de la roue doit se trouver exactement dans un même plan perpendiculaire à l’axe.
2°. La roue doit être parfaitement en équilibre dans tous les points de rotation.
De la composition des Machines. 37
DES ENGRENAGES
3°. Il faut que la roue ne puisse, en aucune manière, se déjeter, ni se déformer, et quelle soit affermie assez solidement pour résister, sans s’ébranler, à tous les efforts quelle doit supjwrter. *•
4”. Que toutes les pièces , quoique intimement unies les unes avec les autres, soient cependant indépendantes, pour qu’elles puissent être ôtées et remises sans endommager la roue, toutes les fois qu’elles exigeront des réparations.
479. Les détails pratiques que nous venons d’exposer conviennent également aux roues zooliques et hydrauliques comme aux glandes roues communicatrices; ces dernières se distinguent particulièrement par leur denture.
première espèce. — Engrenage à mouvement circulaire continu.
480. Les engrenages sont simples ou composés ; les simples résultent de deux seules roues, ou de deux autres organes mécaniques; les composés résultent d’un plus grand nombre de ces organes.
481. Cette espèce contient huit variétés d’engrenages simples et deux variétés d’engrenages composés ; les engrenages simples sont, t°. pignon et roue, dont la denture suit le prolongement des rayons; 20. lanterne et roue, dont la denture suit le prolongement des rayons ; 3". lanterne et roue de champ ; 4°- roue d’angles; roue à denture saillante, et vis sans fin; 6°. roue à denture rentrante, et vis sans lin ; 7". roue à denture interne et pignon roulant; 8°. roue tournante autour d’un pignon. Les engrenages composés sont, 1°. roue à double denture, lanterne horizontale, et lauterne verticale; 20. roue d’angle à double denture, agissant en divers sens sur deux autres roues.
DES ENGRENAGES
première variété. — Pignon et roue dont la denture suit le prolongement des rayons. PI. XV, fig. 4-
482. On se sert du mot pignon pour distinguer, dans un engrenage , la roue qui communique le mouvement d’avec celle qui le reçoit; le pignon est ordinairement plus petit que la roue mouvante.
483. Pour qu’un engrenage produise un effet satisfaisant, il faut , non-seulement que les dents dp pignon et que celles de la roue soient placés précisément à égale distance les uues des autres, et aient toutes la même forme et les mêmes dimensions; mais il faut, en outre, que cette forme soit telle, que les dents de la roue agissent sur celles du pignon constamment avec la même force , en lui communiquant toujours une même vitesse. Il résulte de cette égalité de forc^un mouvement uniforme , et la force motrice agit avec le moindre effort possible.
484. De la Hire a démontré que, si les ailes ou dents du pignon sont terminées par des lignes droites, le corftour de chacune des dents de la roue doit être une portion d’épicycloïde engendrée par un point d’un cercle, ayant pour diamètre le rayon -du pignon, et tournant autour de la circonférence de la roué.
Voyez le Traité des épicycloïdes de De la Hire. — Un Mémoire de Camus , parmi ceux do l’Académie, pour l’an 1733 ; le Traité des machines , par M. Hachette. Nous indiquerons bientôt une méthode facile de décrire ces sortes d’engrenages.
deuxième variété. — Lanterne et roue dont la denture suit le prolongement des rayons. PI. XV, Gg. . 10 et 1 1.