CHAPITRE VI
Presses hydrauliques.
706. Ij a première idée des presses hydrauliques est due à Pascal. Si un vaisseau plein d’eau (dit ce célèbre géomètre dans son Traité de l’équilibre des liqueurs'), si un vaisseau plein d'eau , clo$ de toutes parts, a deux ouvertures, l’une centuple de l’autre ; en mettant à chacune un piston qui lui soit juste , un homme poussant le petit piston égalera la force de cent hommes. Et , quelque proportion qu'aient ces ouvertures, si les forces qu’on mettra sur les pistons sont comme les ouvertures , elles seront en équilibre. D’où il paraît , ajoute-t-il , qu’un vaisseau plein d’eau est un nouveau principe de mécanique , et une machine nouvelle pour multiplier les forces à tel degré qne l’on voudra, puisqu’un homme, par ce moyen, pourra enlever tel fardeau qu’on lui proposera. Et l’on doit admirer qu’il se rencontre dans cette machine nouvelle cet ordre constant qui se trouve en toutes les anciennes ; savoir, le levier, le tour, la