Cette idée lumineuse de PascaU a été stérile jusqu’en
1796, époque à laquelle ]\L Braniah de Londres prit une patente pour l’invention d’une presse hydraulique construitesurlemême principe. Les Anglais font un grand usage de cette presse , au moyen de laquelle ils obtiennent avec facilité et sans complication, d'énormes pressions, dans un espace très-resserré , et en n’employant qu'une force motrice très-médiocre. Ils s’en servent surtout pour comprimer les matières légères, telles que le foin, le coton , etc. , et en faciliter le transport en diminuant considérablement leur volume. * *
708. La presse de M. Bramait, représentée fig. 29 et 3o ( PI. XX11I), consiste en deux forts cylindres métalliques de différens diair^res. Chacun de ces cylindres est muni d'un piston ; le piston du petit cylindre correspond à un bras de levier sur lequel agit le moteur qui doit opérer sur cette machine; le piston du grand cylindre est surmonté d’une plaque en fonte , sur laquelle on place les objets que l'on veut comprimer. Le grand cylindre est placé dans un cadre de fer très-solide , dont la partie supé-. rieure, parallèle à la plaque du piston , sert de plan réacteur , de
3oo DES PRESSES HYDRAULIQUES,
sorte que la compression est produite par le rapprochement de la plaque du piston à ce plan. Les deux cylindres communiquent par un tuyau horizontal. Le petit cylindre immergé dans une bâche remplie d’eau , est muni de deux soupapes , par l’une desquelles l’eau entre dans le cylindre, et elle sorf par l’autre. Lorsque l'agent moteur soulève le levier et le piston qui y est annexé, la première s 'ouvre, et la seconde se ferme; le contraire arrive lorsqu’il l’abaisse.
70g. a b c d , cadre de la presse; — i i , grand cylindre dans lequel se meut le piston ff, surmonté de la plaque de fonte E E, qui communique la pression aux objets H. — Q 11, bâche remplie d’eau dans l’intérieur de laquelle est ajustée une petite pompe foulantejl, dont le piston est marqué par la lettre / ; — m , n soupapes. Lorsqu’on soulève le piston /, la soupape m s’ouvre de côté en allant de droite à gauche ; l’autre soupape n se ferme ; lorsqu'on abaisse le piston , la- soupape ni se ferme , et la soupape n s’ouvre pour que l’eau puisse passer dans le grand cylindre eu traversant le tuyau horizontal. La soupape n communique à un petit ressort qui l’empêche de s’ouvrir par son propre poids. Un'autre ressort comprime également la soupape ni , pour la tenir fermée jusqu’au moment où le piston l commence à s’élever.' Une tige verticale lu, mobile sur la ligne du milieu comme axe , porte un mentonnet qui , en pressant la tête de la soupape ni , oblige cette soupape à s'ouvrir; ce qui rétablit la communication entre Le corps de pompe A et le réservoir d’eau Q R. Pour desserrer ensuite les objets H jwessés sur la plaque E E, on abaisse le levier , la soupape n s’ouvre , et la soupape m étaut tenue également ouverte par l’acliou du mentonnet delà tige tu, le grand cylindre i i communique avec la bâche QR , et le piston //n’étant plus pressé , descendra ainsi que la plaque E E.
DES SUPPORTS ROTATIFS
3oi