‹ Traité complet de mécanique appliquée aux arts, contenant l'exposition méthodique des théories et des expériences les plus utiles pour diriger le choix, l'invention, la construction et l'emploi de toutes les espèces de machines;Chapitre 78 sur 94 · CI. ASSE PREM I ÉR E. — modérateurs · texte numérisé non relu

CI. ASSE PREM I ÉR E. — modérateurs

’ GENRE P RE M I E R. — Vola.».-

783. On donne le nom de volons à des organes doués d’unmouvement circulaire très-rapide, et qui ont la propriété de corriger les irrégularités bornées d’une machine. Ils absorbent une portion du nwnientum de la machine; lorsqu'elle agit avec la plus grande force , pour la lm rendre, lorsque la force diminue. Les volans 11’ajoutent rien à la force prise dans sa totalité; mais ils établissent uue sortqjdc compensation, d’où résulte la régularité.

784. La compensatiou qu’oies volans produisent, est un résultat de leur force d’inertie , qui agira d’autant mieux , qu’ils seront doués d’un plus grand nlomenturn. Ce nionientum dépend de deux élémens, la masse du volant et sa vitesse; il est évident que, si l’on donne au volant une trop grande masse, les frottemens augmentent considérablement, et l’effet actif

diminue à proportion ; on doit donc se contenter d'une petite niasse mue avec une grande vitesse.

11 y a deux espèces de volans ; volans à lentilles ou à roues , et volans à palettes.

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première Espèce. -

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785. La fig. i3 (PI. XXVI) .représente un volant à lentilles. Quatre barres de fer a, a, a, a, contre-butées par <fcs arcs de cercle b, b , b , b , portent à leur extrémité des poids qui ont la figure <1 une lentille, pour éprouver, dans leur mouvement, moins de résistance de la part de l’air.

78^. On voit (lig. 1 , PI. XVII) un volant à roue, tel que ceux qui sont communément employés dans les machines à vapeur, et qui nest en effet qu’une grande roue tournante.»

deuxième espèce. — Volons à palettes.

Les volans à palettes ne sont usités que dans quelques tournebroclies, et dans quelques automates.

r.tiiVRI-. DEUXIÈME — Compensateurs qui corrigent Je grandes irrêgularilcs.

787. Ce genre contient quatre espèces, 1°. le condensateur de forces; 2. les lusees; 3'. les courbes tournantes; q". les contre-poids variables. ^

première espèce. — Condensateurs de forces, de Prony. PI. XXXI

fig. 1 et a (a).

788. Ce condensateur donne les moyens de tirer le plus graud parti possible d un moteur, dont l’énergie est sujette à augmentei ou a diminuer dans des Uinites étendues; et, en général , de laiit; varier à volonté la résistance , à laquelle l’effort de ce moteur fait équilibre dans une machine quelconque, sans rien changer au uïécanisme de cette machine. Çe problème de méca-

( a ) -d anales des arts et manufactures , tome i g

nique, dont on va donner la solution, est du petit nombre de ceux qui, conduisant à des résultats indépendans du mécanisme particulier de la machine à laquelle on les applique, offrent, dans leurs solutions, une généralité qu’on pourrait comparer à celle de la mécanique rationnelle ou de l’analyse.

Voici comment on peut en présenter l’énoncé. .

789. Une machine quelconque étaDt construite, trouver, sans rien changer au mécanisme de cette machine, un moyen de lui transmettre l’action du moteur, en remplissant les conditions suivantes : i°. que l’on puisse faire, à volonté et avec beaucoup de facilité et de promptitude , varier la résistance , à laquelle l'effort du moteur doit continuellement faire équilibre dans des limites aussi étendues qu’on voudra; 1°. que cette résistance, une fois réglée, se maintienne rigoureusement constante jusqu’au moment où on jugera à propos de l’augmenter ou de la diminuer; 3°. que , dans les variations les plus brusques dont l’effort du moteur peut être capable , la variation de la vitesse de la machine n’éprouve jamais de solution de continuité.

790. M. de Prony a résolu ce problème, de la manière suivante, dans une machine muepar le vent (PI. XXXI, fig. 1 et 2).

O , arbre vertical , auquel les ailes à vent sont adaptées. — e, e , e , e , assemblage de charpente, dont un des rayons O e porte une courbe b d, en fer ou en acier. — a, a, a , axes verticaux de rotation placés tout autour et à égale distance de l’axe O ; ils divisent de plus, en parties égales, la circonférence dans laquelle ils se trouvent. Chacun de ces arcs porte une courbe a f, eu fer, acier ou cuivre, de telle sorte que, lorsque le vent agit sur les ailes, la courbe b d presse sftf une des courbes af, et fait faire une portion de révolution à l’axe vertical auquel celte courbe est fixée.

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