‹ Traité complet de mécanique appliquée aux arts, contenant l'exposition méthodique des théories et des expériences les plus utiles pour diriger le choix, l'invention, la construction et l'emploi de toutes les espèces de machines;Chapitre 79 sur 94 · Les courbes b d et af doivent être disposées de manière · texte numérisé non relu

Les courbes b d et af doivent être disposées de manière

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que b d , cessant de presser une des courbes, «/commence à linstaut même à agir sur la courbe suivante. Le «ombre des axes qui portent ces courbes se .détermine, dans chaque cas , par des considérations particulières ; on peut aussi substituer à fi d une portion de roue dentée, ayant son centre dans l’axe o o, et remplacer les courbes a f par des portions de pignons; mais la disposition représentée dans la ligure, est préférable.

792. Cliacun des axes a , a, a, a, porte un tambour 1 1, r r sur lequel s’enroule une corde qui va passer sur une poulie p , et qui tient suspendu un poids Q, au moyen dulevieçFG, sur lequel ce poids peut glisser et se mettre à différentes distances du point d’appui G. Pour ne pas embrouiller la figure, on n’a représenté, en élévation, qu’un des axes «,«,«, avec son équipage ; o’est-à-dire , avec son tambour / / , rr, son pignon «7 <7, et son poids Q , porté par le levier F G.

•793. Les mêmes axes « a traversent des pignons q q auxquels ils ne sont point fixés ; mais ces pignons q q portent des rochcts qui appuient contre les dentures rr-, de telle sorte que, lorsque le poids Q tend à monter, le rochet cède, et qu’il ne résulte, tant du mouvement de l’axe a, a, a , et du tambour 1 1 , r r , que de l’ascension du poids Q , aucune action sur le pignon q q.

794. Mais, dès l’instant que la courbure ou dent bd cesse d’appuyer contre une des courbures ou dent a f, après avoir fait monter le poids Q correspondant , ce poids Q tend à redescendre , et alors la denture r r fait effort contre le rochet ; en sorte que Q ne peut s’abaisser qu’en faisant tourner le pignon q q avec le tambour 1 rr.

790. Le pignon q q engrène dans la roue A B, du mouvement de laquelle résulte immédiatement l’effet utile de la machine : aiusi, l’effet de la descente d’un des poids Q, est de solliciter au mouvement la roue AB, ou de continuer ce mouvement

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concurremment avec tous les autres poids Q qui descendent en même temps. Cette roue A B porte au-dessous une denture oblique G D qui engrène dans les roues d’angle C E, et fait monter des seaux s.

y qG. On voit, par la description précédente, que la machine étant supposée partir de l’état de repos, le vent fera d’abortf élever un nombre de poids suflisant’pour mettre cette machine en mouvement, et continuera à élever de nouveaux poids, à mesure que ceux précédemment élevés s’abaisseront , ce qui perpétuera le mouvement une fois imprimé.

797 . Parmi le^nombreux avantages de ce nouveau mécanisme, on peut remarquer les suivans :

i°. 11 ne peut y avoir de choc violent, ni de. saccades dans aucune partie du mécanisme. .

2”.’ L’effet utile étant proportionné au nombre des poids Q, qui descendent en même temps , cet effet augmentera à mesure que le vent deviendra plus fort, et fera tourner les ailes avec plus de vitesse.

3°. Les poids Q étant mobiles le long des leviers F G, il sera toujours très-aisé de les placer de manière à aVoir. entre l’effort du moteur et celui de la résistance, le rapport convenable au maximum de produit.

4"- 11 résulte de cette propriété , qu’on pourra tirer partie des vents les pjus faibles, et obtenir un produit quelconque dans les circonstances où toutes les autres machines à vent ttobnucs sont dans un repos absolu ; cet avantage est très-important , surtout pour l’agriculture; les machines à vent employées à l’arrosage, sont quelquefois plusieurs jours sans donner aucun produit, et cet inconvéni™ t se fait surtout sentir dans les temps de sécberèsse; une machine qu’on peut mouvoir avec le soqffle le plus léger , offre des ressources très-précieuses.

De la composition des Machines.

D»Eg MODÉRATEURS.

deuxième i^spiXE. — Fusées. PI. XXVI, fig. 5o et 3l.

798, " On appelle fusée , une espèce de cône sur lequel une’

gorge, qui tourne en spirale, est pratiquée; sur celte gorge enveloppe une corde ou une chaîne qui correspond à l’organe OOnt on veut corriger la variabilité. Les tours de la corde enveloppée sur les spires de moindre diamètre, se développent lorsque la force est vigoureuse, et ceux des spires les plus amples, lorsque la force s'est affaiblie le plus.

799. Les fusées sont employées particulièrement dans les horloges, pour corriger l’irrégularité de force des ressorts moteurs dont la vigueur diminue à mesure qu’ils se débandéht.

troisième espèce. — Courbes tournantes. PI. XXXI , fîg. 4-

800. Les courtes tournantes peuvent produire le même effet que les fusées, en faisant varier le bras de levier sur lequel s’appuie une chaîne correspondante à un organe dont on veut corriger la variabilité.

80 1. Dans les puits très-profonds des mines, on est oblige de conlre-balancer les câbles et les chaînes auxquels sont suspendues les tonnes remplies des matières à extraire.

Ordinairement on fait usage d’une sorte de contre-poids, qui » consiste en une petite chaîne qui est attachée à l’arbre du tam- * bour, passé sur une poulie, descend dans un puits, et tient, par son extrémité , à une chaîne très-pesante. Quand les deux câbles, sont en équilibre , la grosse chaîné est amoncelée au fond du puits j mais , à mesure que la différence des poids des •câbles augmente, la petite chaîne, senveloppan||Sur l’arbre du * tambour, élève la grosse chaîne, et celle-ci se trouve suspendue dans toute sa longueur quand l’une des tonnes est arrivée au haut du puits. Quelquefois on est obligé de creuser un puits

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particulier pour y faire descendre la chaîne > ce qui entraîne dans des dépenses considérables. Le contre-poids que nous venons dè décrire ne conserve pas l'équilibre entre les câbles dans tous les instans, comme il est aisé de s’en convaincre, en considérant que, quand deux tonnes sont à la même liauteur dans le puits, et que les deux câbles ont un égal poids, l’équilibre est rompu par tout le poids de la petite chaîne.

8 <n. M. Villiam Fealherslonhaugt (a) a proposé un mécanisme pour suppléer au contre-poids dont nous avons parlé. Ce mécanisme a été adopté avec succès dans plusieurs houillères en Angleterre; il est représenté par la PI. XXXI, lig. 4-

803. Une machine à vapeur est supposée faire tourner le tambour a par le moyen d’une manivelle. — x v sont les câbles qui descendent dans la mine.

804. Quand la machine est eu mouvement, le tambour a tourne sur son axe , le pignon e fait tourner la roue g , et la chaîne c, qui porte le poids w, s'enroule sur une des courbes k k. Lorsque la roue G est tournée de manière que la chaîne fasse un angle droit *avec le bras t» , le poids w agit avec la plus grande force, et. la différence des poids des câbles est la plus grande, les courbes k k sont formées de pièces de charme , solidement attachés aux bras de la roue g ; une gorge est creusée sur leur épaisseur pour empêcher la chaîne de s’échapper.

805. La forme des courbes k k doit être telle, que , lorsque la roue g est en mouyement, toutes les perpendiculaires menées de son centre sur la ligne de direction de la chaîne , croissent uniformément. — £c est un poids pour faire équilibre au poids des courbes k k. Les dents de la roue et les ailes du pignou sont en fonte de fer.

f a) Repthoo' of-art t.

33 a D E£ MODÉRATEURS.

8oG. Quand il y a plusieurs cpuches de houille dans le même puits , si le contre-poids a été calculé pour la plus profonde, il peut servir sans aucun changement pour l'exploitation de toutes les autres. Si la profondeur du puits était trèsgrande, il suffirait de donner plus d’étendue aux courbes.

quatrième espece. — Contrc-poids variables .

807. T>es fig. 18 et iq(P1. XIII) représentent un contre-poids variable d’une construction ingénieuse. 11 est composé de plusieurs poids cylindriques percés verticalement; de petites barres x x, traversent les cavités et supportent des tringles mobiles à deux branches y y. Ces tringles sont disposées de telle manière quelles permettent aux poids de se séparer les uns"' des autres, et de se rapprocher librement. Par cette disposition. Si l’on tire verticalement du bas eh haut la partie supérieure du contre-poids, le premier poids d’abord cessera de s’appnyer sur le second, et pourra exercer sa force de gravité; le second, ensuite, puis le troisième, et ainsi de suite, tous les autres, acquerront successivement la faculté d’exercer leur force de gravité; mais', au contraire, ils la perdront progressivement lorsque l’on abaissera le contre-poids.

GENRE TttOISIÈM E.— Des compensateurs; qui rendent le mouvement uniforme, et règlent en même temps sa vitesse.

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