‹ Traité complet de mécanique appliquée aux arts, contenant l'exposition méthodique des théories et des expériences les plus utiles pour diriger le choix, l'invention, la construction et l'emploi de toutes les espèces de machines;Chapitre 85 sur 94 · Que l’on suppose, 1°. une cavité parfaitement close A · texte numérisé non relu

Que l’on suppose, 1°. une cavité parfaitement close A

De la composition des Machines. 5i

'fO-1 OPÉRATEURS PAR LOCOMOTION.

7." une série de réservoirs a, a, a, etc. , placés les uns au-dessusdes autres; 3°. autant de caisses qu’il y a de-réservoirs ; ces caisses b , b, b, etc. , communiquent entre elles par un long tuyau c c ; elles communiquent aussi avec leur réservoir, au moyen des soupapes f, f, f, etc., et avec le réservoir inférieur par les tuyaux^, g, g, etc. * .

Il est évident que, si l’on laisse écouler l’eau contenue en À , l’air du tuyau ce, obligé d’occuper un plus^rand espace , sera raréüé , et l’eau des réservoirs moutera dans les caisses b, b, b, cl de ces caissgs dans le tuyau c c ; si, ensuite, on ferme l’issue d, et que l’on ouvre le robinet K, l’eau entrera dans la cavité A, comprimera et obligera celle qui était montée dans le tuvait c c, de s’écouler par les soupapes/,/,/, etc.

troisième variété. — Siphon de grandes dimensions par M. Lebrun.

PI. XXXIV, 6g. i3.

• 961. Ce siphon aservi pour traverser l’eau contenue par une digue. A cet effet , on le remplissait d’eau par une ouverture pratiquée en A, et on laissait en même temps écouler l’air p^r un petit tuyau b ; on bouchait ensuite exactement ces deux ouvertures, on ouvrait l’extrémité inférieure du siphon, et l’eau s’écoulait de l’autre côté de la digue.

quatrième variété. — Machine à siphon et à flotteur de M de Thi ville.

PL XXXIV, fig. 9. .

96a. Une caisse mobile A est contenue dans une autre caisse B remplie d e.iU; la caisse A communique avec un réservoir supérieur c, au moyen d’un siphon d d : cette caisse s'emplit d’eau par le siphon, et se vide par une soupape placée au fond de la caisse ; lorsqu’elle est vide , elle a une gravité spécifique moindre que celle de l'eau, et est obligée conséquemment de s’élever; lorsqu’elle est pleine, sa gravité devenant prépondérante, elle

DES OPÉRATE-LRS PAR LOCOMOTION. 4o3 redescend, mais en redescendant, sa soupape Vouvre et laisse écouler l’eau. De cette manière, on obtient un mouvement alternatif qu’on applique au mouvement des pompes.

cinquième espece. — Machines à colonnes deau. PL XXXI V, fig. 18

et 19.

963. Bélidor est l’inventeur de cette machine qui est mise en mouvement par l’eau d’une source qui presse alternativement deux pistons de diamètres dilïérens. Ces pistons , unis

. par une tige commune , se meuvent dans deux cylindres ou corps de pompe dont les axes sont placés sur une même droite. Chaque piston a une tige qui sort du cylindre dans lequel il se meut; ces deux tiges se réunissent l'une à l’autre. Le cylindre du grand piston communique alternativement avec le tuyau qui amène l’çaude la source, et avec un déversoir; le cylindre du petit piston communique dans le même temps , d’abord avec le tuyau qui doit élever l’eau , ensuite avec le tuyau de conduite de l'eau de la source. L’eau de la source presse le grand piston ; le petit piston oblige l’eau à s’élever dans le tuyau d’ascension ; l’eau contenue dans le cylindre du grand piston s’écoule par un déversoir ; le petit piston revient au point de départ, et l’eau de la source presse de nouveau le grand piston.

sixième espèce. — Béliers.

964. Nous placerons dans cette espèce toutes -les machines qui opèrent par la percussion.

mbmièhe variété. — Belier simple dn Mongolfier. PI. XXXIII , fig. t.

965. Cette machine estcomposée de deux tuyaux, l’un horizontal, l’autre vertical. L’angle d’union de ces deux tuyaux s’appelle la tête du belier leux soupapes sont placées, l’une à l’extrémité du tuyau horizontal , et on la nomme soupape d’arrêt ; l’autre appelée soupape ascensionelle , est placée à l’entrée du tuyau

4»4 DES OPÉRATEURS PAR LOCOMOTION, vertical : la première s’ouvre au moyen d’ün poids réacteur , et se ferme par la percussion de l’eau; cette même percussion ouvre aussi la secpnde , qui se ferme, après la percussion, par le poids de la colonne d’eau superposée.

deuxième variétés — Belier à réservoir d'air. P!. XXXIII , fig. a. troisième variété* — Bniier à réservoir d'air sphérique. pi. XXXIII , Cg. 4qvatrième yauiété. — Belier à tuyau curviligne. PI. XXXIII , fig. 8 et Ç).

* cinquième variété. — Belier à double effet. PI. XXXIII, fig. 5 et 6.

sixième vARiÉrf. — Belier aspirateur. PI. XXXIII, fig. io et 1 1. septième variété- — Belier mobile à rotation horizontale. PI. XXXIII, fig. 18.

, i<) et a3. •

huitième variété. — Belier à mouvement circulaire alternatif vertical.

PI. XXXIII, fig. ao et ai.

neuvième variété. — Belier serpentin à mouvement circulaire alternatif horizontal. PI. XXXIII, fig. l3.

dixième variété. — Tuyau tournant. PI. XXXIII, fig, la. onzième variété. — Belier à mouvement alternatif rectiligne, ou canne hydraulique. PI. XXXlV,fig. la.

y6G. Les tig. 7, i4, i5, 16 et 17 (P1.XXXII1), représentent diverses espèces de soupapes en usage dans les béliers hydrauliques.

Indépendamment des machines hydrauliques, ce genre d’opé- • râleurs aune septième espèce d’organes qui servent dans les fonderies pour transférer du fourneau aux moules le métal liquide.

septième espèce. — Organes locomoteurs agissant sur ries liquides ' . * brûlons. ' .

première variétI. — Poches métalliques. PI. XXXII , fig. 10 et 1 1. deuxième variété. * — Chaudière suspendue à une potence mobile. PI. XXXII ,

troisième variété. — Chaudière tournante armée d'un levier. PI. XXXII,

fig- >4-

DES OPÉRATEURS PAR LOCOMOTION. 4°5‘ Gf?NRfc TROI5I ÈME. — Opérateur» locomoteurs agissant sur des corps solides.

967. II y a deux espèces d’opérateurs de ce genre : les uns transfèrent les corps solides le long des plans horizontaux ou inclinés , les autres saisissent ces ifiênies corps pour les élever.

première espèce. — Opérateurs qui transfèrent les corps solides le long des plans inclinés ou horizontaux.

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