‹ Traité complet de mécanique appliquée aux arts, contenant l'exposition méthodique des théories et des expériences les plus utiles pour diriger le choix, l'invention, la construction et l'emploi de toutes les espèces de machines;Chapitre 91 sur 94 · On se sert rarement d’un quatrième moyen ( PI. XXIV · texte numérisé non relu

On se sert rarement d’un quatrième moyen ( PI. XXIV

fig. 43 )• C’est un anneau oviforme , passé dans deux ouvertures pratiquées à l’extrémité des branches des tenailles. E11 poussant l’aunçau , les branches et les mâchoires s’ouvrent , et les tenailles se meuvent vers le fil ; en tirant l’anneau , les branches et Jes mâchoires se forment et le fil est tiré. *.

997. Les tenailles sont mues quelquefois par des homny;s qui se servent à cet effet d'un lopg levier ; mais le plus souvent elles reçoivent le mouvement, communiqué à un arbre muni de cammes,par une roue hydraulique oupar une machine à vapeur.

998. Les fig. 47» ai et 5a (PI. XXIV) représentent plusieurs méthodes de transmettre l'action des cammes aux tenailles.

On voit que dans toutes un levier droit ou coudé a , a, est fixé par un axe de rotation sur l’établi , auquel on donne le nom de bûche. Il communique aux cammes par sa branche inférieure qui est verticale ou horizontale , selon que le levier-est droit ou cOudé.

999. Les cam nïes peuvent agir sur les leviers de plusieurs manières , 1°. en pressant le levier vertical a, (fig. 5i ) ; 2". en agissant immédiatement à l'extrémité du levier coudé a, (fig. 5a); 3°. en pressant sous un levier horizontal a (fig. .47) qu% communique son mouvement à l’extrémité du levier coudé h par une tringle , ou par une chaîne de fer.

- Comme- la cammc ne donne au levier qu’un riiouvement dans un sens, soit pour tirer la tenaille, soit pour la pousser, un ressort c (fig. 5i) effectue le second mouvement. Ce ressort,.qui

4 1 4 r>F.S OPÉRATEURS 1>AR pression.

est «le bois , communique, à l’aide d’une corde ou d’une chaîne, avec l'extrémité du levier sur lequel presse la carnine. Le ressort tendu par l'effort de la cammc , fait effort à son tour pour i amener le levier dans sa position primitive. Lorsque la camrae cejse d'agir, le mouvement continuel d'oscillation des levieisen procure un de va et vient à -la tenaille \ laquelle saisit le fil, le lire loin de la filière, l'abandonne, -et .va le saisir de nouveau près de la filière pour l’étirer encore.

nr.rxiùaïc espèce. — Filières à bobines. PI. XXIV', (ig. /, cj et 54, 5oet 55.

ïdoo. On ne fait usage des tenailles que pour tirer Jes gros, fils, qui exigent lin effort considérable. Lorsque l’effort est moindre , on attache les fils sur des cylindres ou des bobines qui sont horizontales ou verticales ; les premiers ont ordinairement la forme d’un cône tronqué (PI. XXIV, fig. 49 et 54)-

En tirant le fil avec les tenailles , celles-ci le saisissent successivement, et impriment la marque de leurs mâchoires sur le point qu’elles serrent ; en tirant le fil avec des bobines., il ne reçoit aucune de ces impressions qui lui donnent une sorte de défectuosité.

root. Dans un grand nombre de petite» usines, les bobines sont tnucs à la main. Les bobines horizontales ont deux maninivelies mises en mouvement par deux hommes. Les verticales n ont qu’une manivelle supérieure , et elles servent à tirer le fil le plus fin.

iooa, Dans les grandes usines, ou fait mouvoir les bobines par des roues hydraulupics; elles sont enliléeg verticalement par un axe de fer ({ni se prolonge sous la bûche- A son extrémité ‘ inférieure est une roue dentée horizontale, qui s’eugraine dans une roue verticale fixée sur l’arbre de la roue hydraulique. Ou donne à la bobine une vitesse plus ou moins grande en variant

DF.S OPÉRATEURS PAR FROTTEMENT. ' 4i5 -

le rapport qui existe entre les deux roues dentées. Lorsque l’on tire du gros fîT , on ne donne à la bobine qu’un mouvement très-lent , et ou lui en donne un, préoipité lorsque l’on tire du Cl plus iin. '

troisième espèce. — filières cylindriques. .

• * , • *• ioo3. On a imaginé de se servir de cylindres cannelés, disposés comme ceux des laminoirs , pour tirer lés iils d’un gros diamètre qui, par cette méthode, sont exempts des impressions des tenailles.

' Çbaque cylindre porte n à i4 cannelures de différées diamètres. Ces cylindres sont mus en sens contraire par deux arbres qui communiquent à deux roues hydràuliques. Des roues deutéos placées sur chaque arbre correspondent à des engrenages qui font mouvoir deux fortes, bobines qui tirent le lil à • mesure qu’il s’est étendu sous le cylindre cannelé.

GENRE CINQUIÈME. — DiUiatoires. • ‘ ' *

. ioo4* On appelle dilatâtoires les insfuimens de chirurgie qui servent pour ouvrir ou dilater une plaie, ou bien pour agrandir une ouverture; on donne à ces derniers le nom de spéculum. Les fig. 3, 4 , 5 , ( PI. XXXV If) représentent deux dilatatoircs ; celui indiqué, fig. \ et "5, est le spéculum matricis.

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