‹ Traité complet de métallurgie (volume 2)Chapitre 117 sur 159 · PERFECTIONNEMENTS DU PROCÉDÉ CATALAN · texte numérisé non relu

PERFECTIONNEMENTS DU PROCÉDÉ CATALAN

Utilisation de la chaleur perdue. — On a publié, en 1850, un compte rendu de l'heureuse application de la chaleur perdue, dans quelques-unes des forges catalanes de la Ligurie où il n'y en avait pas moins de quarante en activité (1). Elles paraissent avoir été établies dans le district de Gênes, depuis une époque très-reculée, puisque ni l'histoire ni les traditions populaires ne nous ont conservé aucun souvenir de leur origine. Elles ressemblent aux forges pyrénéennes pour la forme, les dimensions et la construction des foyers, pourvus également de trompes. Les noms italiens des diverses parties du fourneau ressemblent même aux noms français. Le minerai se tire de l'île d'Elbe, et parmi les différentes variétés de fer oxydé, des mines de Rio, se trouve un fer oligiste écailleux et compacte. Une analyse de ce minerai, faite à l'arsenal de Turin, a donné:

Sesquioxyde de fer 96.04

Magnésie Traces.

Silice 2.45

Perte 0.20

Fer métallique 68,51°/.

On y distingue souvent des traces de pyrites de fer et de cuivre, que l'on sépare le plus complètement possible, et si

(1) Notices sur les usines eatalano-liguriennes et sur les avantages récemment obtenus en utilisant les flammes perdues, par C. Baldracco (traduit par MM. Giordano et Gastaldi). Asm. des Mines, 4* partie, t. XII, p. 145 ; 4850.

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