DILATATION PAR LA CHALEUR
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[Fer *
Nature du fer. If orna des observateurs. Coefficient.
i Fer doux forgé. Lavoisier et Laplaee. 0.00001 2204
rond étiré. — — 0.000012350
Linéaire A — Smeaton. 0.000012583
i — forgé fondu. Roy. 0.00001 1 1 00
\Fil de fer étiré. Troughton. 0.000014401
Cubique Kopp. 0.000037(4)
(\) l. m. K. Jahresb., p. 65; 1855.
(2) Ann. de Chhn. et de Phys.t t. LXXilï, p. 37 ; 1840.
(3) Jamin, Coure de Physique, t. II, p. 574 à 582; 1859
(4) Lé u K., Jahresb., p. 55; 18M.
Action de la chaleur. — Soudure. Le fer exige pour fondre • une très-haute température. Son point de fusion n'a pas encore été déterminé avec exactitude ; Pouillet la évalué h 1 .550° C, ce qui est discutable. Nous n'éprouvons aucune difficulté à lé fondre complètement dans nos fourneaux d'essai où le platine est infusible. Le fer jouit d une propriété remarquable et trèsimportante : il reste mou et pâteux à une température bien inférieure à son point de fusion. Il est assez mou au rouge vif pour être facilement forgé, et assez pâteux au rouge blanc pour que deux morceaux pressés l'un contre l'autre ne fassent plus qu'un ; c'est ce qui a lieu dans le soudage du fer. Les métaux, en général, passent rapidement de l'état solide à l'état fluide, et loin d'être pâteux ou adhérents à la température de fusion naissante, ils sont extrêmement cassants et parfois friables.
En supposant qu'il y ait une température spéciale à laquelle chaque métal devient pâteux, l'écart est si limité pour les métaux usuels, qu'il serait à peu près impossible de fixer avec certitude ce degré de température; cela serait-il possible, la durée serait trop courte pour qu'on puisse accomplir les opérations nécessaires au soudage. Il y a du reste une autre circonstance dont il faut tenir compte : pour que deux surfaces de métal s'unissent par le contact, il est indispensable qu'elles ne soient pas recouvertes de substances infusibles telles que l'oxyde des battitures dû à l'oxydation du fer. En chauffant le fer à la température de soudage, cet oxyde, des battitures se convertit, dès qu'on a projeté un peu de sable, en un silicate de protoxyde très-fusible et liquide : la soudure ne peut s'effectuer qu'avec des surfaces métalliques bien nettes, lorsque le silicate a été enlevé pendant l'opération. Il n'y a pas de forgeron qui n'ait recours au sable comme flux; mais dans le cas d'autres métaux usuels, il ne serait pas très-facile, ni même possible, de trouver un flux convenable et d'assurer cette condition essentielle.
Il a été avancé que le fer entièrement privé de carbone, ou