FeS+3FetOs
On mélangea intimement le sulfure et l'oxyde de fer, et on chauffa le mélange dans un' creuset d'argile couvert, renfermé dans un autre creuset de graphite également couvert, en remplissant l'espace intermédiaire d'argile réfractaire calcinée et pilée. Ces épreuves ont donné les résultats suivants :
N° 1 . Chauffé pendant une heure à une chaleur rouge modérée : il se produisit une masse frittée, légèrement cohérente, que l'on détacha facilement et complètement du creuset. L'aimant agissait sur toute la masse, qui ne contenait qu'une trèspetite quantité de soufre; la perte en poids était de 0^.52. Il y avait, on le remarquera, un excès de 3 pour 100 de soufre dans le sulfure de fer employé pour ces expériences, de sorte que le rapport entre le soufre et l'oxygène n'était pas exactement celui qu'indique la formule. On recommença l'essai avec 19^.45 d'oxyde de fer au lieu de 12^.95; le produit ressemblait à celui du premier, mais il ne montrait aucune trace de soufre. A l'essai par la voie humide, il donna 70.7 pour 100 de fer, soit, seulement 1 .7 pour 100 de moins que l'oxyde magnétique pur : il contenait un peu de silice. La formule suivante expliquera la réaction :
FeS+l OFeK)8=7Fe80^+SOt.
N° 2. On opéra à la même température. Le produit consistait en une masse frittée sensible à l'aimant, pouvant facile-
ment se retirer du creuset : il retenait une quantité considérable de soufre.
N° 3. On soumit le mélange à une forte chaleur rouge pendant une heure. La masse était noire, bien fondue, à cassure vitreuse, entremêlée de parcelles de sulfure de fer. Le creuset d'argile avait beaucoup souffert.
Protosulfure de fer chauffé avec du sulfaté de protoxyde ou de peroxyde de fer. — Il se décompose quand on le chauffe avec un sulfate de même métal, et l'acide sulfureux se dégage abondamment; si le mélange est opéré dans des proportions convenables, on ne trouve dans le résidu ni acide sulfurique, ni soufre.
Ainsi, on obtient ce résultat, suivant Berthier, en chauffant graduellement à une chaleur blanche 2.4 grammes de protosulfure de fer avec 13.2 grammes de bisulfate anhydre de sesquioxyde (Fe*0\2S03), soit dans le rapport de 1 à 3 équivalents.
Protosulfure de fer chauffé avec du protoxyde de plomb. — On doit les résultats suivants à Berthier (1). Pour scorifier une partie en poids de protosulfure de fer, il faut 30 parties de litharge, et le fer est oxydé seulement au minimum :
Rapport des mélanges en grammes.