ft
Protosulfure de fer. . . . 10 10 10 10
Litharge 60 125 250 300
N° 1 . Le produit était pâteux, en masse scoriforme, d'un gris métalloïde, et très-magnétique : il consistait en sulfure et en protoxydes de fer et de plomb.
N° 2. Le produit consistait en une scorie très-fluide, d'un noir métalloïde, opaque, à cassure luisante, très-magnétique, et comprenait en outre 36 grammes de plomb métallique.
N° 3. Scorie compacte, vitreuse, transparente, d'un beau rouge de résine, avec 67 grammes de plomb.
(!) Traité, 1. 1, p. 309.
N° 4. Produit semblable au précédent pour l'aspect, mais exempt de .sulfure en combinaison ; 70 grammes de plomb s'en étaient séparés.
Si, comme Berthier l'affirme, le fer se convertit seulement en protoxyde, on peut se demander d'où vient la propriété magnétique des noa 1 et 2. La belle couleur rouge qui caractérise les produits des n°* 3 et 4, semble autoriser la conclusion que le fer avait été converti partiellement, pour ne pas dire entièrement, en sesquioxyde.
Protosulfure de fer chauffé avec du carbonate de potasse ou de soude. — Le protosulfure de fer, chauffé au rouge avec une ou deux fois son poids de carbonate de potasse ou de soude, se fond en une matière très-fluide qui se prend par le refroidissement en une masse homogène, noire, cristalline et très-magnétique. Quand on fait digérer ce composé dans l'eau, le sulfure alcalin se dissout avec un petit excès de soufre, mais sans traces de sulfate : d'où il suit que l'oxygène de l'oxyde alcalin converti en sulfure se combine entièrement avec le fer et aucunement avec le soufre, de manière que de l'oxyde de fer doit se trouver dans le produit de cette fusion.
Lorsqu'on chauffe le même mélange au contact du charbon, le résultat est différent et il se sépare du fer métallique qui se fond, si Ton chauffe suffisamment, en un culot facile à détacher des scories (1). Berthier a relaté l'expérience suivante :
Protosulfure de fer, 1 équiv. . . =10.80 grammes. Carbonate de soude, 1 équiv. . . =13,32 —
Le mélange soumis, dans un creuset brasqué, à 150° (pyromètre de Wedgwood), a donné un culot de fonte de fer blanche, cristalline, mais s'aplatissant sensiblement sous le marteau avant de se briser; il pesait 5g.3, c'est-à-dire plus des quatre cinquièmes du fer contenu dans le sulfure. La scorie était lamelleuse, d'un noir métalloïde un peu bronzé ; elle s'était en partie infiltrée dans la brasque.
(i) Berthier, Traité, t. II, p. 192.
Protosulfure de fer chauffé avec un mélange de charbon et de baryte ou de chaux. — Le protosulfure de fer se réduit en grande partie quand on le chauffe dans un mélange de charbon de bois et de baryte ou de chaux ; mais, comme le sulfure double qui se forme est très-peu fusible, le fer métallique reste disséminé dans toute la masse, en particules à peine visibles (1).
Protosulfure de fer chauffé avec d'autres sulfures métalliques. — 11 se combine, par la voie sèche, avec divers sulfures métalliques qui ne sont pas volatils à des températures élevées ; on en a des exemples dans les divers genres de régules produits dans la fonte du cuivre. Il se combine aussi, par la voie sèche; avec les sulfures alcalins et terreux ; mais jusqu'ici ces composés n'ont été étudiés que très-imparfaitement; ils se décomposent par l'eau qui dissout le sulfure soluble et qui laisse le protosulfure de fer à l'état très-désagrégé. On les obtient aisément, soit en chauffant les sulfates mélangés dans des creusets couverts, soit en réduisant les mélanges des sulfates respectifs avec du charbon de bois.
Les deux expériences suivantes sont de Berthier (2) :
N* 1. Protosulfure de fer 37
Sulfure de harium 63
Fusible à 150° (pyr. W.), compacte, homogène, d'un gris métallique foncé, à cassure unie ou cristalline.
N° 2. Protosulfure de fer 51
Sulfure de calcium. 49
Difficilement fusible à 150° (pyr. W.), boursouflé, d'un gris métallique peu éclatant.
M. Smith a fait les essais suivants au laboratoire métallurgique :
8ulfttre de plomb. FrotomlAire de for.
i. 2PbS+FeS 3738M0 68«r.66