PbS+2FeS
(1) Berthier, Traité, t. II, p. 195.
(2) îtoilé, t. II, p. 193.
N° 1. Mélange fondu sous du charbon, agité avec une tige de bois et abandonné à un refroidissement lent. Deux couches distinctes dans le produit : couche supérieure cristalline, couleur de galène; couche inférieure, bien plus cristalline, foncée, moins éclatante.
N° 2. Mélange fondu avec du borax. Masse cristalline, gris bleuâtre foncé, sans indication de couches. Scorie noire, bordée sous la surface de beaux cristaux aciculaires.
N° 3. Masse cristalline, gris foncé, entièrement homogène comme le n° 2.
Protosulfure de fer chauffé avec de la silice. — Les essais qui suivent ont été faits à notre laboratoire par M. Hochstatter. 11 mélangea par trituration 38r.86 de protosulfure de fer à 62.4 pour 100 de fer avec 97*\16 de sable blanc fin. Le mélange, soumis pendant deux heures, dans un creuset de terre couvert, à une chaleur blanche, donna une masse frittée consistant apparemment en sulfure non altéré et en silice.
Une partie de la masse fut mise à digérer avec de l'acide chlorhydrique, jusqua ce que toute la partie soluble eût été extraite; l'hydrogène sulfuré se dégageait abondamment, et le sulfure de fer dissous contenait 61.33 pour 100 de fer. La silice du résidu tenait 4.7 pour 100 de la totalité du fer du sulfure primitif; ce fer avait été extrait en le fondant avec du bisulfate de potasse. Cet essai permettrait de conclure que la silice, à une haute température, n'a pas d'action sensible sur le protosulfure de fer.
Protosulfure de fer chauffé avec de la silice et du charbon. — M. Hochstatter a mélangé, en les triturant bien, 38*r.86 de sable blanc fin et 19^.43 de poussier de charbon de bois, avec 38". 86 de protosulfure de fer en poudre fine, tenant 60.63 pour 100 de fer. Le mélange, chauffé au blanc pendant deux heures, dans un creuset de plombagine couvert, donna une masse peu cohérente, parsemée de globules métalliques, grands et petits. On retira ces globules en promenant sur la masse un
barreau aimanté; on les dégagea autant que possible du sable et du charbon adhérents, puis on les fondit avec un peu d'alumine dans un creuset couvert. Les deux culots étaient durs et fragiles, à cassure légèrement grise, très-cristalline, mais terne par suite des plans de clivage à structure grenue. L acide chlorhydrique attaque la poussière fine, en laissant dégager un peu d'hydrogène sulfuré. Il reste une grande quantité de matière insoluble, môme après une ébullition prolongée dans l'acide chlorhydrique ou chloronitrique. Pour analyser ce produit, on fit fondre la poussière fine dans un creuset de platine avec un mélange de 1 partie de chlorate de potasse et de 4 parties de carbonate de potasse et de soude mélangés.
Les résultats de cet essai et de deux autres identiques sont consignés dans le tableau suivant : la pesanteur spécifique du culot provenant du dernier essai était égale à 6.88.
POIDS BBS MAT1ÊRBS.
Sulfure de fer.
Silice.
Charbon deboie.