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Poids moléculaire
Formule empirique
Ces résultats prouvent que l'huile est constituée par un mélange des hydrocarbures homologues de l'éthylène, dont les points d'ébullition sont :
Œnanthylène vers 96°
Caprylène — 125
Nonylfene — 144
Paramylène — 163
Cétfene — 275
L'huile condensée, d'abord incolore, ne tarde pas à jaunir et à se transformer en un liquide brun, que l'acide sulfurique décolore. Par la distillation de l'huile incolore, la portion qui passe vers 300°C. est brune. En contact avec les dissolutions aqueuses de chlore ou de brome, le liquide condensé forme une masse résineuse, soluble dans l'éther, à odeur de camphre. Avec l'iode en dissolution, il se colore en rouge en abandonnant un précipité brun floconneux. Ces propriétés distinguent ce corps des hydrocarbures £BH*, mais le rapprochent des huiles éthérées £10H".
Résidu insoluble. — Le résidu insoluble provenant du traitement de la fonte par un acide est soluble dans l'éther et dans l'alcool absolu. La dissolution alcoolique est précipitée par l'eau ; elle a une réaction acide et précipite en jaune les solutions alcooliques d'acétate de plomb. Cette masse, que Schaffhaûtl a regardée comme une combinaison ammoniacale organique, est probablement le résultat de l'oxydation des huiles éthérées. (Note des traducteurs.)
Fonte grise. — Le résidu insoluble que Ton extrait par l'action de l'acide sulfurique dilué ou de l'acide chlorhydrique sur la fonte grise, consiste principalement en graphite; et il y a lieu de croire que le silicium cristallisé y est souvent présent, car cet élément se sépare pendant la solidification comme le carbone, de même qu'il se sépare pendant la solidification du zinc, dans le procédé Deville pour la préparation du silicium. M. Richter, deLeoben, a constaté, dans un échantillon de fonte, la présence de paillettes de silicium cristallisé en octaèdres ; il les avait trouvés dans le résidu insoluble par l'attaque à l'acide chlorhydrique (1). Nous avons déjà annoncé que T.-H. Henry avait trouvé du silicium cristallisé parmi les écailles graphitiques du résidu provenant de l'action de l'acide chlorhydrique sur la fonte. Nous avons reçu, il y a quelque temps , de magnifiques échantillons de graphite en grandes
(1) B*rg-und Huttmmannitches Jahrbuch, t. XI, p. 228; 1802.
lames des forgea de Dow lais, par les soins de M- W. Child, chimiste de ces usines. Une portion fut mise à digérer pendant longtemps dans de l'acide chlortiydrique ; (|es grumeaux de matières scoriacées apparemment restèrent, insolubles outre le graphite. Le résidu, bien lavé à l'eau est séché, fut traité par de la potasse fondue dans un creuset d'or ; il y eut une grande effervescence provoquée par le dégagement du gaz qui s'enflamma à la surface comme de l'hydrogène. On ajouta des portiqps successives de potasse, et la masse fut maintenue en fusion jusqu'à ce que le gaz cessât de se dégager. En traitant pareillement du graphite natif, il n'y avait pas la plus légère effervescence. L'action nous parut causée par la présence trèsprobable du silicium libre.
En 1817, le professeur Daniel publia un mémoire sur la Structure mécanique du fer développée par dissolution, et sur les combinaison* du silex dans la fonte (1). Un cube de fonte grise fut immergé dans de Facide hydrochlorique étendu ; et lorsque l'acide fut saturé, on retira le cube et on l'examina; il ne paraissait pas avoir diminué de volume, et consistait en une substance molle, spongieuse. On traita de même un échantillon de fonte blanche à cassure rayonnée ; et il fallut trois fois autant de temps pour saturer l'acide que dans le cas de la fopte grise. La masse spongieuse de ce métal se laissait entamer facilement au couteau ; elle était d'un gris foncé, ressemblant à de la plombagine ; on en fit sécher un peu sur du papier ^ filtre, et dans l'espace d'une minute, elle s'échauffa spontanément et produisit de la fumée. Dans un autre cas, un amas de matière s'étant formé, elle s'enflamma et grilla le papier. Ses propriétés ne s'altèrent pas par un séjour de quelques semaines dans une solution de fer ou dans l'eau. Une partie couverte d'une solution de sulfate de fer, qui était restée dans une capsule pendant trois mois à l'air libre, porta le thermomètre à 20°,
(1) The Journal of Science and tte Arts, t. II» p. 97t.
quand on la recueillit sur du papier à filtre. Elle absorbait l'oxygène et s'échauffait, mais sans changer d'aspect. Soumise à un courant de chlore , elle dçvint plus chaude encore et forma un liquide jaune. Une autre partie lavée , après avoir bien digéré dans l'acide chîorhydrique, etc., fut chauffée au rouge sombre avec 13 grammes de soude pure dans un creuset d'argent ; dès que la première bouffée de gaz se dégagea on retira le Greuset du feu et le produit fut repris par l'eau. Le résidu insoluble, mis à digérer dans l'acide chîorhydrique, lavé et séché, avait l'aspect du minerai de fer micacé. La solution aqueuse, saturée par l'acide chîorhydrique et évaporée, devint gélatineuse et il se déposa de la silice caractéristique.
M. Calvert a examiné le résidu produit par l'action prolongée pendant deux ans de l'acide chîorhydrique faible et de l'acide acétique sur des cubes de fonte grise. Le métal primitif avait diminué d'environ 78 pour 100. Exposé à l'air, le résidu s'échauffa prompteraent, ce qui, d'après M. Calvert, était causé par l'oxydation du fer contenu. Voici ses analyses de la fonte et du résidu (1) :
Carbone. . . '. . .
Azote
Silicium
Fer. T t . . , , ,
Soufre
Phosphore
Perte
Fopt$.
Résidu.
9ÊJ.413