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Acier anglais Huntsman.
Acier Reichraming
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M. Siewert a publié des analyses d'échantillons d'acier de
(1) Jahresbericht, 1860, p. 85.
(2) Revue universelle des mines, etc., mars 1860, p. 88. Rapport sur l'histoire et la [abri» cation du tungstène, par M. A. Delvaux de Fenffc.
(5) Revue universelle des mines, etc., t. VU, p. 88, 1860.
Traces.
traces.
326 ALLIAGES t)U FER.
tungstène préparés à Vienne et dans les aciéries de Bochum (i).
Fer — —
Tungstène.. . 1.05 2.84
Manganèse. . — —
Carbone.. . . — —
' Le n° 1 provenait de Vienne et les autres numéros des usines de bochum. On ne découvrit du silicium dans aucun des échantillons.
On a publié les instructions suivantes, sur la préparation et sur l'emploi du tungstène (2). On grille lentement le wolfram, puis on le traite par des acides étendus, et enfin on le lave à l'eau; on enlève par ce traitement l'arsenic et le soufre. On chauffe ensuite fortement pendant 24 heures, dans des creusets brasqués, le résidu sec, qui diminue en poids ; des carbures de fer et de manganèse se forment, et l'acide tungstique se réduit à l'état métallique. On obtient une masse un peu frittée, d'une couleur foncée et d une densité élevée. On en ajoute à 1 acier de 1/2 à 25 pour 100 avant la fonte (*).
M. Robert Mushet a pris un brevet pont l'emploi dans la fabrication dé l'acier fondu du tungstène à tous les états (3). Le tungstène, l'acide tungstique, ou les oxydes et les minerais de tungstène sont revendiqués par cet inventeur ; mais il préfère le wolfram parce qu'il coûte moins cher, et qu'il contient
(*) Il résulte des fessais de M. Le Guen (Rèpert. de Ckitn. appîiq., 1863), que le minerai de wolfram français destiné à être allié au fer, doit être grillé pour le dépouiller le plus possible du soufre et de l'arsenic qu'il contient, puis pulvérisé. La réduction âe fait au milieu de la masse liquide aux dépens du carbone de la fonte, et celle-ci, par la diminution de son carbone et l'alliage avec le tungsture, tend à se rapprocher de la nature de l'acier. [Note des Traducteurs.)
(1) Jahresberichl (suite par Liebig et Kopp), p. 690; 1860.
(2) Berg. u. hiitten. Zeit., t. XIX, p. 27; 1860.
(5) Voir Abridgments of Spécifications relating to Metals and ÂÏloyS, 1&61, p. 407. Le litre du brevet est : An Improvement or improvements in the manufacture of Cast-sted. A. D. 1859, 12 janvier, n° 101 ; 24 février, n°« 500 et 50 1 ; 18 mars, n« 690 et 691. A. D. 1861, 19 juillet, 0*1817.
FEft ET MOLYBDÈNE. 327
du manganèse, qui facilite la fusion. Le wolfram doit être bien pulvérisé et s'il contient 70 ou 75 pour 100 d acide tungstique, ou 60 pour 100 de tungstène, on le mélange avec un poids égal de brai fondu et on le verse sur une dalle de pierre mouillée. 11 recommande en outre les proportions suivantes dans ta, fusion au creuset ordinaire et le moulage en lingots :
Acier cémenté, 20k.880; wolfram et brai, 01.453; ou fer suédois, 19\90; charboti en morceaux, 0\227; wolfram et brai, 0\453 à lk.8l4; âcler ptiddlé, 21*. 763; charbon en morceaux 0.700; wolfram et brai, 0MB. Le fer ou l'acier est cassé en fragments. La dureté du métal augmente lorsqu'on emploie de plus grandes quantités de matières charbonneuses, ou de plus petites proportions de tungstène.
Après l'historique des essais de tungstène, il paraît douteux que M. Mushet ait le moindre droit de s'approprier seul et exclusivement l'emploi de ce métal dans la fabrication du fer ou de l'acier.
FER Et MOLYfeDÈNÉ.
D'après Berthier, les composés de molybdène et de fer sont tout à fait analogues à ceux du fer et du tungstène. Il décrit comme fusible un alliage de fer avec 2 pour 100 de molybdène plus blanc que le fer, extrêmement dur, cassant, mais tenace et à cassure inégale et grenue (1). Berzélius affirme qu'un alliage par parties égales en poids de fer et de molybdène est dur, cassant, d'un gris bleuâtre, fusible au chalumeau, à cassure et à grain fin ; et qu'en outre un alliage de 1 partie de fer et 2 de molybdène est tendre, d'un gris vif, infusible au chalumeau, attirable à l'aimant et à cassure' très-grenue (2).
(1) Traité des Essais, t. II, p. 215.
(2) Traité, t. II, p. 70C.
FER ET VANADIUM.
Sefstrôm découvrit le vanadium pur en analysant le fer bien connu de Taberg, qui, d après Berzélius, est le plus doux de toutes les variétés de fer suédois (1). Par la dissolution de plusieurs kilogrammes de ce fer, il obtint à peine quelques décigrammes de vanadium ; mais dans les scories des foyers d'aflinerie au charbon de bois, il en trouva en plus grande quantité. Nous ignorons si Ton a recherché l'action de ce métal sur le fer, l'acier ou la fonte (*).
Berzélius assure que le fer s'allie aisément avec le tantale, quand on chauffe dans un creuset brasqué de l'acide tantalique avec de la limaille de fer. L'alliage est assez dur pour rayer le verre ; il n'a pas la moindre ductilité, cependant on le brise difficilement; la poussière est d'un brun foncé. Les acides le dissolvent partiellement en laissant le tantale métallique à Tétat de poussière (2).