TABLEAUX DES ANALYSES DE MINERAIS DE FER ANGLAIS
La première Exposition internationale de i 851 contenait une collection trèscomplète et très-intéressante de minerais anglais, recueillis a grands frais et avec beaucoup de peine par notre ami, M. S.-H. Blackwell, de Dudley; elle fut offerte plus tard au Muséum de géologie pratique. M. Blackwell mit en outre à notre disposition la somme de 42,500 francs pour solder les frais d'analyses des plus importants de ces minerais. L'offre fut acceptée, et les services de deux habiles chimistes, MM. Allan B. Dick, d'Edimbourg et John Spiller, de Londres, furent immédiatement réclamés. M. Edward Riley nous prêta également son concours, mais peu de temps après il fut nommé chimiste aux usines de Dowlais. MM. Dick et Spiller ont travaillé pendant deux à trois ans sans interruption. Des analyses additionnelles ont été faites ultérieurement dans notre laboratoire par M. Charles Tookey, qui avait également acquis une très-grande expérience et sur les résultats duquel on peut compter. Il est presque inutile d'ajouter que la somme de 12,500 francs ne suffît pas pour couvrir les dépenses qui se rattachaient à ces recherches assidues. L'excédant a été couvert en partie par les 1,250 francs que le gouvernement alloue à notre laboratoire et en moindres proportions par nous. Le choix et la préparation des échantillons analysés furent confiés, à la requête de son frère, le donateur de la collection, à M. Kenyon Black well. Lorsque le minerai provenait de deux couches contigues exploitées à la fois , on composait l'échantillon à analyser d'un poids égal de chaque couche. Quelques analyses, ajouterons-nous, ont été faites sous nos yeux à la demande cl aux frais de particuliers par M. Tookey. Une série d'analyses des minerais do fer de Dowlais, par M. Riley, nous a été communiquée par la compagnie des forges de Dowlais, et d'autres aussi par E. Rogers, d'Abercarn, près de New-
port, dans le Monmouthshire. D'autres analyses enfin ont été empruntée* à diverses publications, principalement au précieux mémoire sur les expériences de la fonte, présenté à la Chambre des Communes, le 30 juillet 185* : elles ont été exécutées dans le laboratoire de l'arsenal de Woolwich, sous la direction de M. Abel, et en partie, croyons-nous, par M. John Spiller. On trouvera à chaque essai le nom du chimiste et l'origine du minerai, Les initiales en tète des colonnes indiquent 1rs noms des docimastes : À. D., Allan Dick; J. S., John Spiller; E. R., Edward Rilcy; C. T., Charles Tookey. Toutes les analyses auxquelles ces initiales se réfèrent, ont été faites dans le laboratoire métallurgique de l'Ecole royale des Mines. Quand il n'y a pas d'initiales, les noms des essayeurs sont mentionnés dans les notes descriptives qui ont trait aux numéros des échantillons. La plupart de ces analyses ont déjà été publiées aux frais du gouvernement dans l'ouvrage intitulé Des Minerai* de fer de la Grande-Bretagne.
Dans toutes les analyses de M. Dick, on a pesé le minerai après l'avoir desséché à 100° C, de sorte que dans les colonnes marquées A. D. on indique seulement l'eau combinée. Dans presque toutes les analyses de M. Spiller, on a pesé le minerai sans l'avoir préalablement desséché, aussi dans les colonnes désignées par J. S., l'eau hygroscopique et l'eau combinée figurent à part. Lorsque les nombres de la ligne de l'eau font fao à une accolade embrassant l'eau hygroscopique et l'eau combinée, cela indique que le minerai a été analysé sans avoir été préalablement desséché et que l'eau u'a pas été déterminée séparément à ces deux états. Dans quelques analyses, l'eau combinée est en très-petite quantité relativement à celle de l'argile du minerai : voir, par exemple, les numéros 62 et 63 du tableau des minerais argileux du terrain houiller.
Dans les analyses de M. Dick, l'alcali n'a pas été dosé séparément dans la partie du minerai dissoute par l'acide chlorhydrique ; par conséquent, lorsque l'alcali existe dans ses analyses, il faut le chercher dans le résidu insoluble incinéré.
La partie soluble ne doit pas être regardée comme strictement déterminée, car elle varie selon la force de l'acide, le temps de la digestion, etc. Cependant nous avons jugé, dans plusieurs cas, utile d'établir séparément la composition des portions soluble et insoluble, car les minerais de fer sont souvent essayés par la voie humide et il est important de savoir combien il reste de parties à l'état insoluble, il convient aussi de s'assurer s'il y a de la silice soluble. Ces indications analytiques peuvent, en outre, offrir de l'intérêt au point de vue purement scientifique. Ainsi, dans le résidu insoluble incinéré des minerais argileux, on a toujours trouvé des alcalis et généralement en plus grande proportion que dans la partie soluble. Nous avons spécialement appelé l'attention sur ce point, qui a été constaté avec soin. Dans cette classe de miuerais, le résidu a presque toujours la composition de l'argile réfractaire.
Un espace blanc dans les colonnes ne signifie pas nécessairement que la substance fasse défaut. Ainsi, on s'est assuré qu'il y avait souvent des traces de sesquioxyde de fer dans les minerais argileux, sans que pour cela on
jugé nécessaire d'en doser les proportions, à moins qu'elles n'aient été considérables.
Lorsque les analyses des portions soluble et insoluble sont mentionnées séparément, la silice inscrite à la partie supérieure du tableau indique lq, silice soluble, et celle de la partiq inférieure, la silice insoluble.
Voir l'Addition N° II des Traducteurs. (Méthodes analytiques suivies au labo-r ratoire de l'Ecole 4es mines de Londres, sur Jes minerais, de fer.)
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