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MODIFICATIONS DE DÉTAILS

Moufles. — (Ss) On fait les moufles à la main ; ce mode de fabrication est, dit-on, préférable au moulage, parce qu'avec ce dernier système, la pâte se tassant inégalement, il peut exister une très-grande quantité de vides et de fissures imperceptibles, par où le zinc distille; de plus, les dififérentes assises ne se soudent pas très-bien entre elles.

On a remarqué que, dans les fours silésiens employés en Belgique, les moufles se fendaient très-souvent, dans les parties correspondantes aux joints des modèles. On ne s'explique pas pourquoi des accidents de ce genre se produiraient dans des moufles

(1) Cette affirmation est contestable, et nous doutons [beaucoup que des minerais silicates, tels que le Willemite, en général très-riches , puissent être soumis à une température moins élevée. {Les traducteurs).

(2) Les renseignements suivants sont puisés principalement dans le Mém. sur ta métatlurgie du Zinc dans la haute Siiésle, par M. Julien, ingénieur des mines. .4nn. min., 1859, 5« sér., t. XVI, pp. 477-6«8.

EXTRACTION : METHODE SILESIENNE 483

travaillées avec soin dans des moules pareils à ceux que nous avons décrits.

L'ouvTier ayant devant lui une table sur laquelle il travaille la pâte pour achever de la rendre homogène, commence par faire un prisme plein ayant en longueur et en largueur , les dimensions transversales de la moufle, et il Tévide à Fintérieur ; il a soin de laisser tout autour une épaisseur assez considérable, qu'il diminue ensuite avec la main, en achevant de lui donner la forme nécessaire. Pour continuer, il forme une plaque de pâte en la battant fortement ; il la taille ensuite de la manière convenable, et l'enlève en la plaçant contre sa poitrine pour la transporter sur la partie de la moufle déjà formée ; il soude avec soin les parties en contact, auxquelles il a soin de donner une surface irrégulière, et il achève de lui donner, à la main, la forme voulue, en rapportant, s'il le faut, de petits morceaux de pâte. Une de ces plaques fait environ le demi-tour d'une moufle, sur une hauteur de 0"',20; on établit de même l'autre moitié*

11 faut ensuite la laisser sécher pendant quelques jours, sans cela elle s'affaisserait sous le poids des assises supérieures ; l'ouvrier a alors plusieurs moufles en construction ; il a soin de maintenir leurs bords humides, avec un linge mouillé. 11 continue ainsi, en ayant toujours soin de lui laisser prendre de la consistance, après chaque assise de 0'",20. Ces moufles, quoique faites à la main sans le secours d'aucun moule, sont déjà très-régulières par la grande habitude qu'acquiert le mouleur; il faut cependant leur donner un dernier poli. Pour cela, l'ouvrier applique contre la face extérieure, une règle plate occupant toute la hauteur et ayant environ 0"*,i 0 de large ; il la maintient à l'aide du genou, et frappe à l'intérieur avec un petit maillet en bois ; il fait ainsi le tour des faces latérales et de la face courbe supérieure. Pour la face inférieure, il importe qu'elle soit parfaitement plane, afin de bien reposer sur la sole du four, condition essentielle à sa durée ; l'ouvrier pratique alors la même opération, mais en se servant d'une planche en bois ayant, la même hauteur et la même largeur que

celte face. U rapporte ensuite un peu de pâte pour former les mentonnets sur lesquels pose le condenseur, puis il l'abandonne à elle-même jusqu'au moment de sa cuisson. On affirme que ces moufles peuvent s'employer quinze jours après leur fabrication. C'est le procédé de fabrication des pots de verrerie.

Toute usine silésienne se compose d'un Certain nombre de fours disposés par groupe de deux, accolés bout à bout La sole, sur laquelle reposent les moufles, incline légèrement à partir du foyer. On a cherché plusieurs fois à améliorer la méthode silésienne en augmentant le nombre des moufles, mais il paraît qu'on n'a pas obtenu de meilleurs résultats que ceux que donnaient les fours à vingt cornues , en usage depuis vingt ans. On pensait économiser le combustible avec un plus grand nombre de moufles, mais l'expérience a démontré le contraire. On a essayé ensuite des fours à 24, 26, 28 et même 30 moufles; dans tous, la consommation du combustible a été plus considérable que celle de l'ancien four à 20 cornues. Les moyennes ci-dessous portent sur un mois de traitement :

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