‹ Traité complet de métallurgieChapitre 122 sur 150 · ZINC · texte numérisé non relu

ZINC

obtenu

CONSOiniATlON

de charbon parquinUl de zinc prodtUi.

RBKDBMBn

■ pourlOO

FoOr à SO moufles

qm.

On a tenté d'appliquer directement la chaleur sur le fond même des moufles, en faisant reposer celles-ci sur des briques , écartées l'une de l'autre de telle sorte que la flamme pût jouer au dessous; mais les angles formés par les faces postérieure et inférieure se détruisaient rapidement (1).

(1) Mémoire sur Texploitation de la calamine et la fabrication du xinc dans la haute Silésie, par M. Gallon. An», des min,^ 1840,3* sér., t. XVII p. 71.

EXTRACTION : METHODE SILKSIENNE 485

On refond maintenant le zinc brut dans des vases en argile chauffés avec soin ;.on.ennplQie ces récipients pour éviter le contact du fer, que le zinc en fusion attaque rapidement; carie fer est trèsnuisible dans le laminage du zinc.

A Stolberg, où la méthode silésienne est en usage , le condenseur se compose, d'un récipient d'argile d'environ O^jôO de long et de la forme représentée Bg. 68. 11 est fixé à la partie supérieure de la moufle comme le tube coudé décrit plus haut; le métal se rassemble dans le renflement inférieur, d'où on l'enlève de temps à autre. A l'extrémité libre, on place un vase en tôle à peu près semblable à celui dont il sera parlé plus tard dans la méthode belge; mais on a, paraît-il, renoncé à l'emploi de ce dernier récipient , au moins dans quelques usines.

Les résultats consta- ^^^., , i

tés par M. Julien sur le

rendement des grands

fours contenant plus de

20 ou 24 moufles sont,

comme nous l'avons vu,

défavorables, du moins ^''- ~- - ^"^^"^^"^ ^^ s^°'*^^-

quant au point de vue de la consommation du combustible. Mais

ces résultats ne s'accordent point avec |des expériences faites aux

usines de la Vieille-Montagne, où l'on s'est servi de fours contenant

24, 28, 32 et même 40 moufles.

Les fours les plus approuvés difl'èrent de ceux que M. Julien et nous avons décrits.

Les carnaux qui laissent échapper la flamme du foyer sont audessous ^ et non au-dessus des moufles; un peu au-dessous de chaque rangée de moufles, existe un carnau dont la paroi extérieure passe sous la bouche même des moufles. Il se trouve deux carnaux voûtés dans le massif, entre les parois du foyer et celles du fourneau; ils communiquent avec la cheminée. Derrière chaque mur de séparation (fig. 61, A, h.) part un ouvreau, et il s'en trouve aussi un^ autre, sur la même ligne, entre chaque couple de

moufles; tous ces ouvreaux communiquent directement avec les carnaux inférieurs. Ce système est, dit- on , bien supérieur à celui qui consiste à faire passer les carnaux au-dessus des moufles. Celles-ci sont plus fortement chauffées au fond, où la chaleur est plus utile, tandis que, dans Tancien système, elles le sont au sommet, où une température élevée est moins nécessaire. Le derrière ou fond des moufles arrive jusqu'au bord du foyer.

Chaque embrasure contient deux moufles. Si les soles qui les supportent sont en pente légère à partir du foyer, c'est, dit-on, afin de permettre aux quelques scories qui se forment de couler vers la partie la plus froide, car en restant en contact avec la partie surchauffée, elles pourraient être très-nuisibles. On dit encore , pour justifier cette disposition, que la partie postérieure de la sole étant exposée à la plus grande chaleur , est plus sujette à s'afi'aisser que la partie antérieure, de sorte que si les moufles étaient placées sur un plan d'abord horizontal, elles pourraient , au bout d'un certain temps, pencher vers le foyer, et il a été reconnu que cette inclinaison serait nuisible à plus d'un point de vue.

En face des moufles sont pratiquées des ouvertures communiquant avec des passages voûtés sous la sole; ceux-ci débouchent, à leur tour, par des galeries à l'extérieur : les résidus des moufles tombent par ces ouvertures et on les enlève sans gêner le travail des ouvriers.

On a calculé qu'un four silésien dure en moyenne deux ans. et qu'il use communément huit moufles par mois.

Dans le tableau suivant, M. Thum donne la moyenne quotidienne des charges, de la consommation de combustible, etc.. d'un four silésien de la Vieille-Montagne :

EXTRACTION : METHODE SILESIENNE

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