‹ Traité complet de métallurgieChapitre 149 sur 150 · PRIX DE REVIENT · texte numérisé non relu

PRIX DE REVIENT

748"'. 15 de cuivre en gre- Pour 1122"'. 20 de laiion à

naiUes, à 2000 fr. la 1600 fr. les 1000 kil ^795f^80

tonne (1016 kil.) 1412f^75

11 22"'. 20 de calamine à

143''. 75 la tODne(1016k.) 158 . 80 12 sacs de charbon de bois. 37 . 50 56{ sacs de houille à 43f'.75

les 75 sacs... 32 . 80

Salaire des ouvriers 30 . » » •

TT„..-« A^^ p^..-« ^..♦:i« "OTE DES tbadoctevrs. — Le bénéfice n'est

Usure des fours, outils, que de 3 fr. 05 par lOO kilos, llfam se rappeler

broyage et préparation que c'est en 478O que s'est élablle la concur-

de la calamine , brous- 7"S? ^î^ v" ™°"°p°*® ^^ fabricants de laiton

... ' de BimiiDgoaiii.

sailles, etc 98 . 75

1760 . 60 ' Bénéfice 34 . 90

Rendement du Tour par semaine 1795 . 50

Dans ce procédé, Foxyde de zinc se réduit h une température inférieure au point de fusion du cuivre; celui-ci se trouvant alors exposé aux dégagements gazeux de Toxyde de zinc , s'imprègne de ce métal et se transforme en laiton. Il faut avoir soin de régler la température de manière à ce que le cuivre n'entre pas^n fusion, mais qu'il demeure disséminé au milieu de toute la charge ; car s'il se fondait, il serait précipité plus ou moins au fond du creuset, et on perdrait alors beaucoup de zinc.

Au contact de Toxyde de zinc volatilisé, le cuivre peut se convertir en laiton, et cela à une température inférieure au point do fusion de l'alliage lui-même. On peut en avoir facilement la preuve, en faisant Texpérience suivante : on place un peu de zinc au fond d'un creuset d'argile et on le couvre d'une couche de poudre grossière de briques réfractaires ou d'argile refractaire calcinée ; on introduit alors une pièce de monnaie de cuivre qu'on entoure de

poussier de charbon de bois, puis on ferme le creuset en lutant le couvercle, et on l'expose longtemps à une douce chaleur rouge. La surface de la monnaie se convertit ainsi en laiton jaune, sans que l'effigie ni les caractères de la pièce en soient altérés. Dans les expériences de ce genre que nous avons faites, la surface de la pièce avait toujours une apparence cristalline ou givreuse {frosted).

Les fabricants de boutons employaient autrefois du laiton à la calamine pour faire des boutons doris^ dorés par le vieux procédé de dorure à l'eau, water gilding^ c'est-à-dire au moyen du mercure, [lucus a non, etc.); cette désignation conviendrait mieux au procédé moderne de la galvanoplastie. On préférait ce laiton, parce que, disait-on, il prenait mieux la dorure que le laiton fabriqué directement avec le zinc, et qu'il se comportait mieux quand on soudait les queues des .boutons. On s'en servait, spécialement, pour les gazes métalliques destinées aux tamis des papeteries. Un habile fabricant de Birmingham, prétend qu'il peut distinguer au premier couj) d'œil le laiton de calamine du laiton ordinaire, par suite de l'aspect particulier que la surface du premier prend au polissage. Qu'une différence ait existé entre les deux produits quand on fabriquait des quantités considérables de laiton à la calamine, il est impossible de le nier, mais nous ne voyons aucune raison pour qu'elle existe actuellement. Cependant certains fabricants de Birmingham ^nt encore tellement convaincus de cette supériorité, que, tout dernièrement encore, une maison importante s'est adressée à une usine du Glamorganshire pour avoir du laiton à la calamine. Si on établissait de nouvelles usines de laiton à la calamine, peut-être ne trouverait-on plus, avec ces produits, la différence qui existait autrefois et qui tenait, sans doute, à la mauvaise qualité du zinc de cette époque.

On a cessé, nous le croyons, la fabrication du laiton, à la calamine, à Birmingham, parce qu'il coûtait sensiblement plus cher que le laiton ordinaire.

Nous avons vu quelque part, que vers 181 8, M. Champion avait

- PROCEDE DIRECT 5r)5

pris un brevet pour faire du laiton, en exposant des plaques de cuivre à l'action du zinc volatilisé, à une température inférieure au point de fusion du laiton (1); mais dans les résumés des descriptions relatives aux métaux et aux alliages, nous n'avons trouvé aucune mention de ce brevet. On a supposé que c'est par un procédé analogue que se fabriquait le laiton de Nuremberg, si remarquable par sa malléabilité.

Fabrication du laiton par le procédé direct.

On opère, soit dans des creusets^ comme dans les fonderies ordinaires de laiton, soit dans des fours à réverbère, comme dans les manufactures de métal jaune de doublage.

On a déjà décrit les creusets employés à cet usage. On ajoute, peu à peu et avec précaution, le zinc au cuivre au moment même où celui-ci vient d'entrer en fusion. On chauffe au rouge, les lingots de cuivre , avant de les mettre dans le creuset ; les fours de Birmingham sont carrés; ils ont 0"*,25 de cflté et 0",60 de profondeur; ceux qu'on voit à Londres sont circulaires.

Le carnau qui débouche dans la cheminée, doit être petit et se trouver au sommet du four ; mais ses dimensions varient avec celles de la cheminée et en raison d'autres conditions. Le combustible doit être du coke d'excellente qualité ne contenant pas, comme il arrive souvent, une quantité considérable de cendres corrosives. Quand le métal est bien fondu et après avoir enlevé les crasses, on le verse, si on coule des pièces, dans des moules en sable ; si, au contraire, il est destiné au laminage, on le coule dans des lingotières fermées en fer, préalablement chauffées, légèrement huilées et saupoudrées à l'intérieur avec du poussier de charbon de bois; on se servait autrefois pour cette opération de moules en granit. Dans la fabrication, la coulée et la refonte du laiton, il y a toujours une perte inévitable provenant de la volatilisation

(j; Manuels Roret. Alliages métalliques^ Paris, 1839, p. 169.

du zinc; on en tient compte aux fondeurs quand ils livrent le métal. Les Chinois semblent ignorer le laminage du laiton, et pour remplacer ce procédé, ils le coulent en plaques excessivement minces; nous en avons eu entre les mains un échantillon qui n'excédait guère O^jOOiSS en épaisseur. Il nous avait été donné par notre ami Harry S. Parkes, si bien connu par sa mission officielle en Chine. Cet échantillon a été analysé dans notre labora* toire, par M. T. Philipps, et voici sa composition :

Cuivre 56.59

Zinc 38.27

Plomb 3.30

Étain 1.08

Fer 1.47

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