‹ Traité complet de métallurgieChapitre 148 sur 150 · ANCIEN PROCEDE. — COULEE · texte numérisé non relu

ANCIEN PROCEDE. — COULEE

en déplaçant le couvercle. Une opération bien conduite ne doit pas durer plus de dix heures.

Il s'agit maintenant de recueillir le laiton; on retire le pot central, et on remue bien son contenu avec une spatule de fer. On prend ensuite un des pots latéraux, on le manœuvre de même, puis on verse dans le pot central le laiton, qui s'est rassemblé au fond du creuset. On fait subir successivement la même opération aux autres creusets. Pendant le transversement, il faut toujours avoir soin de bien agiter, avec la spatule, le contenu du pot central. Une fois tous les creusets latéraux vidés, on écume le métal et on le verse dans des lingotières en fer. Inutile de dire qu'aussitôt après avoir vidé un pot latéral, on le replace dans le four. Au dire d'un ancien fabricant de laiton, les bons creusets duraient, en moyenne, seize jours.

Quand on veut faire du laiton de qualité inférieure, on retranche 0*^",453 de la quantité de cuivre indiquée ci-dessus, pour la charge, et on ajoute du zinc jusqu'à ce qu'on obtienne la qualité désirée. Le zinc brisé en petits morceaux est placé au fond du creuset avant l'introduction de la charge régulière dans celui-ci.

Il est important, dans la fabrication du laiton à la calamine, que le creuset récepteur ou central soit toujours parfaitement nettoyé des scories adhérantes à ses parois, et qui empêcheraient le métal de se rassembler au fond du pot; on y parvient à l'aide d'un racloir et en frappant légèrement le fond des pots sur le plancher ; on facilite, d'ailleurs ainsi, l'agglomération dumétaljl).

Les détails suivants se rapportent aux usines de M. Pemberton, qui fonctionnaient naguères encore à Birmingham. Le diamètre du fourneau était de l^.Oô au fond, et la hauteur de <'",06 jusqu'au collier. On employait des creusets d'argile de Stourbridge de 0"',30 de profondeur et de 0'",20 de diamètre. Chaque four renfer-

(1) Nous dirons en passant que, malgré le travail soutenu que demande la fabrication du laiton à la calamine, cette industrie ne paraît pas nuisible aux ouvriers. Nous avons connu un vieil ouvrier fondeur, à Tusine de M. Pemberton, qui, entré à rage de 10 ans, y travaillait depuis cinquante ans ; bien que, pendant tout ce temps, il se soit À peine reposé une nuit sur cinq, il n*en paraissait ni moins vigoureux ni moins heureux.

mait neuf creusets. Dans les derniers temps, on ne fabriquait que deux qualités quiiétaient distinguées par les marques B. I. et B. XX. Les charges étaient composées de la manière suivante :

B.l. B.XX.

Calamine du Somersetshire grillée, pulvérisée et tamisée. Mi^^l 44^>'.o Cuivre en grenaille 30^". 28^.6

IIcciol. Hectol.

Escarbilles 0.36 0.36

Prix de revient du laiton au siècle dernier.

Les renseignements suivants sont extraits du journal de M. Morris dont il a déjà été parlé ; ils peuvent intéresser les fabricants de laiton, sous le rapport de la comparaison des prix.

1781. — PRIX DE revient: — USINE DE FOREST.

478^". 8 de cuivre en gre- 7l8''".îOdelailonàM60fr.

nailles à 2150 Tr. la tonne la tonne (1016 kil.) 1590^^.50

(1016 kil.) 1013^.15 4"».53 de laiton dans les

7191"". de calamine à 150 fr. écumes, à 1126 fr. la tonne

la tonne (1016) 106 . 15 (ioi6 kil.) 3 . 05

2 j sacs de poussier de char- -—

bon de bois à 37^.50 la 1595.55

douzaine 7 . 85

33 sacs de houille à 43''.75

les 75 sacs 19 . 25

Jun. Spears, nalaire d'une

semaine 18 . 75

Son frère, id 15 . »»

Un aide, Id 7 . 50 j^q^j ^es traducteurs. — Le prix de rcTîent

Usure des fours , outils , étant de 1197 fr.; le bénéfice par 400 kil. est de

Droyage ei préparation bénéfice est de m fr. os ; poarles prix der..

de la calamine, dTiarbon vient à 1458 rr., le bénéfice est de IS'Ms k-s

de bois, broussailles, etc. 9 . 35 ^^ kllogrammea.

Total... 1197 .00 Si le cuivre vaut 2400 fr. la tonne, ajoutez !.. 118 .• •

1315 . 15 Si on veut enrichir le lai- j ton par Taddition de f 2»'". 720 de cuivre par | *" " ** charge, on a )

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