SI
mois dernier :
Les sources du gain du fondeur résident : V dans les soins qu'il met à transporter ses minerais de la mine à son usine, de manière à perdre le moins possible sur le quintal de minerai qu'il reçoit gratuitement en sus de chaque tonne ; 2** dans les 68 fr. 75 du prix de retour qu'il peut ne pas dépenser dans le traitement; 3"* enfin, dans V excédant, c'est-à-dire dans la quantité de cuivre que le traitement peut fournir au delà de la teneur constatée par • l'essayeur, ce qui dépend naturellement tout autant de l'habileté de l'essayeur que de l'expérience du fondeur.
Dans l'origine, les minerais de cuivre étaient préparés de façon à donner un rendement uniforme de 9 à 1 2 pour i 00, et, quelque fût le produit^ le prix ne variait pas. Peu à peu, des différences s'introduisirent dans la préparation ; on vendait des minerais qui rendaient i 5 pour i 00 et d'autres 5 pour i 00. Mais le fondeur plus habile ou plus/în comprit qu'il valait mieux acheter ceux à la teneur de 5 pour 100 et refuser les autres, parce que la fonte d'une tonne déminerai à 5 pour 100 diminuait moins son bénéfice de 68 fr. 75, que celle ' d'une tonne à 1 5 pour i 00 (i ). La manière la plus simple de remédier à cet inconvénient aurait consisté dans la création d'une échelle variable de prix de retour, au lieu de conserver des prix invariables, le standard variant avec le produit des minerais. Ainsi le cuivre étant à 3000 fr., on a fixé le standard à 2875 fr. ou 3250 fr. Le mot standard perd ainsi la signification simple et précise qu'il avait d'abord. La concurrence augmentant, les procédés se perfectionnant, le transport, le fret, le combustible, etc., devinrent à meilleur marché ; mais le prix de retour resta le même, et répondit de moins en moins au rendement variable des minerais.
Un exemple de ce qui se passe actuellement sur le marché expliquera parfaitement la chose. Choisissons dans une vente de 3000 ou 4000 tonnes de minerais, dont le rendement varie de 4 à 20 pour iOO, les lots suivants avec les prix de vente :
(4) Le père de feu Vivian ful^ dit-ou^ le premier à reconnatlre rimporlauce commerciale de ce fait.
VENTE DES MINERAIS î>5
Francs
100 tonnes à 5 pour 100, produisent 115
Le fondeur ne fixe plus, comme autrefois, le standard du cuivre d'accord avec le mineur, mais il étudie toutes les circonstances; il connaît le prix du transport et du fret qu'il doit supporter pour chaque tas; il sait de quelle sorte de minerai il manque, qu'un lot fond facilement, un autre avec plus de difficulté, qu'un troisième donne du bon cuivre, un quatrième du mauvais, ainsi de suite ; et enfin, il s'assure qu'il a acheté les 5 lots indiqués aux prix fixés. Dès que ces prix sont connus dans la salle de vente, les commis des mineurs et des fondeurs calculent le standard de la manière suivante :
Francs
Prix du minerai à 5 pour 100 115
Ajoutant le prix de retour 68 75
Mais cette somme se rapporte à la tonne déminerai^ ou à 5 pour 100 de la tonne de cuivre, de sorte que le standard de la tonne de cuivre sera 4 83, 75 x 20 = 3675 fr. ; ou encore :
Francii
Prix du minerai à 20 pour 100 de produit 543 75
Ajoutant le prix de retour 68 75
Ce total multiplié par 5 donne le standard de 3062 fr. 50. Ainsi, le standard se déduit maintenant du prix ; et le prix ne se déduit plus du standard comme autrefois. Aujourd'hui l'acheteur fait son offre sans s'occuper du standard. Quand le marché est fini, on détermine le rendement moyen de tous les tas en même temps que le standard moyen. En prenant les 5 lots énumérés, le rendement moyen est à peu près 1 2 3/1 6 et le standard 3305 fr. La seule
utilité de ce standard c'est qu'il sert de terme de comparaison pour le prix auquel le cuivre contenu dans le minerai a été vendu. Par exemple, au lieu de dire : la semaine dernière les minerais 5 pour 100 ont été vendus tel prix, et cette semaine tel autre, on dira : le standard a baissé de 50 fr. ou il a monté de \ 00 fr. , suivant le cas.
Liste des fondeurs de cuivre en Angleterre et dans le pays de Galles
M. Keates a dressé la liste suivante des fondeurs en juillet 1 86 1 :