‹ Traité complet de métallurgieChapitre 59 sur 150 · LOCALITÉS · texte numérisé non relu

LOCALITÉS

Pasooe Grenfell et fils

Middie Bank

Swansea.

Id.

Id.

Swansea.

Neatb.

Pr<^s de Llanelly.

Aberavon.

Amiwch.

Chcadie.

Si. Hcicn's, Liverpool.

Id.

Id.

Prt's de Llanelly.

Swansea.

Liverpool.

Ncaih.

Id.

Swansea.

Neatl).

St. Helcn's, Liverpool.

Id.

Id.

Vivian et fils

Upper Bank

Hafod

Taibach

Morfa

Landore

Rose

Crown

Williams, Fosiep, et Cie

Id.

Id.

Id.

Sims, Willyams, et Cie

Llanelly

CwiUUVOD • ••••

Copper Miners' Compagnie

Mona Mininff ComiMurnle

Moiia

Wisthon

Parr

Kevs et fils

Bntisb et Forei(^n Compagnie

Newton, Keatcsi et Cie

Sutlon

Ravenhcad

Pembrey

Port Tennant

Newton. Keates, et Cie

Bibby fils et Cie

Mason and Elkington

Charles Lambert

Id T

Frederick Bankart

Widnes Dock

RmI Jflcket

Sweetland, Tuttle, et Cie

Vivian and Williams

Britonferry

Whilc Rock

Williams and Vivians et consorts.

James Radiey

Mines Roval iW

Poeknt Nook

Bold Copper Compacmic

Bold

(1) Compagnie constUnûe par cliarle royale fous le rigno do Jacques 1<', en 1564.

Association des fondeurs de cuivre. — La moitié environ des Conripaguies de fondeurs, ont formé un syndicat qui s'assemble toutes les semaines; chacun y présente les résultats des essais des minerais dont la vente est annoncée. Les essayeurs les comparent et combinent une liste uniforme de teneurs; c'est sur ce bulletin arrêté d'un commun accord que les fondeurs sont censés baser leurs offres. Mais il peut ne pas en être ainsi. En effet, supposé que la teneur d'un lot particulier de minerai ait été fixé à 9 i/4 par l'essayeur attitré d'une compagnie, tandis qu'elle est comptée à 9 pour 100 seulement sur le bulletin commun, la compagnie soumissionnera vraisemblablement à raison de 9 1/8, et vice versa. G'est un grand avantage, dit-on, d'être admis à la réunion des essayeurs, parce que l'erreur d'un essayeur peut être plus sûrementdécouverte et corrigée. Les fondeurs et les essayeurs de cette association cherchent à garder le plus profond silence sur le bulletin commun et s'engagent à ne divulguer à personne aucune de leurs opérations. Les compagnies ont sans doute le droit de faire cette association, mais est-il prudent de leur part d'affecter tant de mystère et de défendre la publication du bulletin après la vente? Le secret engendre les soupçons, et l'on est naturellement disposé à croire que les faits tenus cachés ne peuvent pas supporter le grand jour. Aussi beaucoup de mineurs pensent, à tort peut-être, que toutes les manœuvres secrètes des fondeurs associés ne tendent qu'à abaisser le prix des minerais.

Nous avons la conviction intime que si le bulletin était publié en temps voulu, après la vente, tous les soupçons disparaîtraient, et que cette publicité' serait plutôt à l'avantage qu'au préjudice du syndicat. On a prétendu qu'en rédigeant le bulletin, on prenait seulement les teneurs les moins élevées, sans recourir à la moyenne de tous les rendements; ce bruit ne paraît pas bien fondé, ainsi qu'on le verra dans le chapitre des essais. Toutefois on assure en confidence que, dans certaines occasions, il y a eu de bonnes raisons pour contester les teneurs inscrites sur le bulletin. L'anecdote suivante, prise à bonne source, confirme assez cette opi-

nion. Il y a quelques années, un essayeur d'une grande expérience fit l'essai d'un minerai riche et trouva qu'il contenait de 30 à 40 pour 1 00 de cuivre : cette teneur dépassait de S pour 100 celle portée au bulletin. Le jour du naarché, ce lot fut mis en vente, et à cause de la dififérence qui vint à être connue, on proposa de le retirer. Quelques-uns des fondeurs présents combattirent cette proposition en alléguant que les essais des essayeurs réunis ne pouvaient tous être faux, alors que celui d'un seul essayeur serait juste. A ce moment, le directeur d'une des usines à cuivre se leva, et avoua avec un courage qui lui fit honneur, que son essai particulier était de 4 1/2 pour i 00 plus élevé que celui du bulletin. La question fut tranchée et la vente ajournée. Plus tard, ce minerai fut vendu au prix correspondant à la teneur plus élevée constatée par l'essayeur isolé. Ce fait prouve simplement que le bulletin n*est pas toujours infaillible.

Sous ce titre, nous nous proposons d'énumérer les différentes espèces minérales soumises au traitement métallurgique, ainsi que leur composition ; mais, pour ce qui concerne leurs caractères physiques, le lecteur voudra bien se reporter à un ouvrage spécial de minéralogie (t).

i . Cuivre natif. — 11 entre fréquemment comme partie intégrante de certains minerais de cuivre. On le trouve répandu en grains isolés, sous forme de lamelles minces, en morceaux dendritiques, ou bien en masses compactes, quelquefois de grandes dimensions. En brisant des morceaux de minerai, on y découvre parfois un noyau métallique, recouvert successivement d'oxyde rouge etdecar-

(0 Voir, cntr* autres^ Minéralogie de Phillips éditée par Brooke et Miller iD-8., Londres^ 185t. Système de minértUogie, par James D. DaD.i,2 vol. Londres et New-York, 1854.NauiDaDQ, Eléments de minércUogie, ia-S, Leipzig, 1846. Dufrenoy^ Trai fe de mi' néralogie, 4 vol. io-8. Descloixeaux, Manuel de minércUogie % toI. iu-8^ Paris, 4865, eh es DoDOd.

bonate de cuivre. Les plus riches dépôts de cuivre natif connus sont ceux du lac Supérieur, dans l'Amérique du nord. D'après le professeur Brush, de Yal Collège, Etats-Unis, on avait retiré en 1858 6000 tonnes de cuivre natif du lac Supérieur. M. Petherick, ingénieur des mines, bien connu, rapporte qu'à Minnesota, quarante hommes furent occupés en 1854, pendant douze mois, à couper un seul bloc de cuivre natif pesant environ 500 tonnes!

On croit que le cuivre natif est généralement très-pur, mais c'est qu'on ne l'a pas analysé bien souvent. L'essai rapporté à la page 72 démontre qu'il n'est pas absolument pur. Le cuivie natif du lac Supérieur est, en quelques endroits, curieusement mélangé, mais non combiné avec de l'argent natif. M. Hautefeuille en a analysé un échantillon qui contenait à la fois de l'argent et du mercure. Voici les résultats de cette analyse (1) :

Gaivre, 60,180; argent, 5,453; mercure, 0,010; gangue, S5,S48. ê

Une quantité considérable de minerai du Chili est importée à Swansea sous le nom de sable de cuivre ou corocoro ; il se compose de 60 à 85 pour 100 de cuivre métallique en grains, mélangé de quartz.

Le cuivre natif est en général remarquable par sa ténacité. M. Morgan, de l'usine d'Hafod, aflTirme que le cuivre le plus tenace qu'il ait jamais rencontré était un morceau de cuivre natif du Chili, de \ centimètre environ d'épaisseur ; il le plia 48 fois sur lui-même avant de le rompre.

2. Oxyde rouge de cuivre ou cuivre oxydulé^ Cu ^0. — Quand il est pur, il contient 88,78 pour 100 de cuivre. 11 se rencontre dans les minerais du Comouailles, de l'Amérique du Sud et surtout de l'Australie.

3. Oxyde noir de cuivre^ CuO. — Quand il est pur, il contient- 79,82 pour \ 00 de cuivre. Tel qu'on le retire des mines, il est sou vent très-impur. On le trouve au lac Supérieur.

(1) i;^66r«idU,Keiin0oU, 4860, page 1^8.

i. Carbonate vert de cuivre , ou malachite , CuO , CO- + CuO, HO. — Pur, il contient 57,33 pour 100 de cuivre. Il est fréquemment associé aux minerais de cuivre. On en a importé des quantités considérables de l'Australie du sud. Les analyses de ce minéral provenant de différentes localités n'ont pas fait connaître dans sa composition d'autres corps que l'oxyde de cuivre, l'acide carbonique et l'eau.

5. Carbonate bleu de cuivre OM azurite^ 2CuO,GO'-|-CuO, HO. — A l'état de pureté, il contient 55, i 6 pour 1 00 de cuivre. On retirait autrefois de Chessy, près de Lyon, en France, une quantité considérable de ce minerai ; depuis on l'a importé de l'Australie méridionale, mélangé avec du carbonate vert. Les analyses qui ont été publiées sembleraient prouver que, comme le carbonate, il ne contient pas de matières étrangères. Il est utile à ce . propos de rappeler que d'ordinaire les minéralogistes choisissent pour les analyser les spécimens de la plus grande pureté. Bien que des espèces minérales soient pures par elles-mêmes, elles peuvent cependant encore être associées, dans le traitement du cuivre de qualité inférieure, à d'autres substances. Ainsi l'on nous a assuré que les carbonates de Kanmantoo, en Australie, renferment de l'antimoine et du bismuth. Généralement, le cuivre dû au traitement des carbonates est de qualité supérieure.

6. Cuivre sulfuré , vitreux ou gris^ Cu^S, — Quand il est pur, il contient 79,79 pour 100, soit environ les 4/5 de son poids de cuivre. On le trouve fréquemment dans les Cornouailles. Sur neuf analyses rapportées par Rammeisberg (1), le fer paraît être un des constituants, en quantité de 0,5 à 3,33 pour 100.

7. Cuivre pourpre ou panaché^ SCu^S + F"S'. — A l'état de pureté, il contient 55,54 pour 100 de cuivre. On le trouve ordinairement disséminé sous forme de masse et très-rarement cristallisé. Rammeisberg a classé les variétés de cuivre panaché suivant la proportion de cuivre qu'elles contiennent; dans la 1" catégorie,

(1, Handbuch der minerai chemie (Maouel de chimie mioérale)^ 4860^ p. 50.

le cuivre varie de 56 à 58 pour 100; dans la 2*, de 60 à 64 pour <00; et dans la 3% il est fixé à 70 pour 100. Les analyses suivantes (1) donnent des exemples de chacune de ces catégories :

Cuivre Fer. .

Soufre

I" Classe

S* Classe

3e Classo

N* 1, de la mine de Condurrow, à Gamborne, dans les Cornouailles, analysé par Plattner. N* 2, de Suède, par Plattner. N» 3, de Goquimbo, Chili, par Bôcking. N« 4, de Killarney, Irlande, par Philipps. N» 5, de Eisleben, Prusse, par Plattner. N» 6, de Toscane, par Berthier.

La composition atomique de quelques-uns de ces minéraux n'a pas été déterminée d'une manière satisfaisante.

8. Cuivre pyriteux^ ou minerai de cuivre jaune. — Cu^ S + Fe* S' ou, comme on l'exprimait d'abord, Cu S +Fe S. Pur, il contient 34,81 pour 100 de cuivre. C'est le minerai le plus abondant. On en fait une grande importation des Cornouailles, du Devonshire, de Cuba et de l'Amérique du sud. Une mine de Toscane en produit de magnifiques spécimens. Dans huit analyses de ce minéral rapportées par Rammelsberg, on n'y mentionne la présence d'aucune matière étrangère , excepté un peu de quartz. Dans le minerai extrait des mines de Fowey Consols, dans les Cornouailles, où le cuivre existe à l'état pyrileux, on y trouve en petite quantité du nickel et de l'argent ; mais on ignore s'ils existent réellement dans les pyrites de cuivre. Dans les minerais qui contiennent ce métal, on trouve fréquemment en grande quantité de la pyrite de fer.

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