FONTE DES SCORIES AU DEMI -HAUT FOURNEAU
contient une proportion considérable de métal, et comme le but des fondeurs est d'obtenir des scories qu'on puisse rejeter sans craindre un déchet sérieux de métal, on évite autant que possible de pousser le premier grillage au delà du point indiqué.
Or, d'après l'invention de M. Vivian , le grillage est d'abord poussé assez loin pour produire, après la fusion, une matte riche, semblable à colloque l'on obtient ordinairement après deux grillages et après deux fusions, et renfermant 70 pour 100 de cuivre, à moins qu'on n'ait besoin d'une matte un peu moins riche pour faire du cuivre best selected. On fond alors la scorie, riche en cuivre, dans un demi-haut fourneau ; moyennant cette opération, on produit une nouvelle quantité de matte et une scorie nette et plus uniforme ; l'on évite aussi la perte que font subir les négligences et l'imperfection du traitement des scories. Le combustible employé se compose entièrement ou en partie , du charbon et des escarbilles qui tombent à travers les grilles des fours de fusion et de grillage gallois ; ces résidus, ne pouvant pas être brûlés utilement dans les mêmes fours^ étaient perdus.
On a également recours au demi-haut fourneau pour réduire les scories rouges ou cuivreuses provenant des opérations postérieures à la formation des mattes ; on retire de ces scories du cuivre métallique, au lieu de matte, comme il est maintenant d'usage. On a reconnu qu'avec ce procédé, le cuivre avait l'avantage d'être exempt des impuretés contenues dans les scories ; l'action réductive du haut-fourneau enlève beaucoup d'impuretés que les fourneaux à réverbère séparent difficilement, et la qualité du cuivre en est améliorée. On traite - encore de la même manière, c'est-àdire au demi-haut fourneau, les minerais qui ne contiennent pas de soufre, et l'on en retû^e également du premier jet , du cuivre métallique, au lieu de réduire comme à présent à l'état de matte le cuivre qu'ils contiennent, en les fondant avec une matte tenant un excès de soufre, ce qui exige l'emploi d'une proportion considérable de minerais sulfureux.
11 y avait, en 1 859» aux usines d'Hafod, un demi-haut fourneau
en pleine activité, dont les flammes verdâtres lancées par le gueulard, éclairaient le voisinage pendant la nuit.
11 est à regretter que M. Vivian n'ait pas fait connaître quelles sont les nombreuses impuretés qui, selon lui, sont enlevées par ce système de four. Il sera démontré plus loin que certaines impuretés, bien connues pour altérer la qualité du cuivre, persistent dans le cuivre fondu au haut-fourneau. 11 est possible que M. Vivian n'ait pas jugé à propos de divulguer ses propres observations à ce sujet; et en supposant que son brevet ne soit pas annulé, il est difficile de comprendre de quel droit il revendiquerait cette invention nouvelle.