‹ Traité complet des chemins de fer: historique et organisation financière, construction de laChapitre 1 sur 95 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

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§ 2 — Pctiles stations. — Service des voyageurs. — Service des marchandises. — Dispositions adoptées dans le cas d'exploitation par trains mixtes. — Variantes. — Longueur des voies de garage. — Emplacement des petites stations. — Règle pratique. — Stations à service restreint.

S 3. — Stations de moyenne importance. — Lignes à voie unique. — r Service dos voyageurs, service des marchandises, service des machines. — Lignes à double voie.

% k, — (iares principales. — Service des voyageiurs, service des marcliandi.ses, service de la traction. — Gares de bifurcation. — Gares terminales. — Gares de rebroussement. — Gares de Paris. — Service des voyageurs. — Dispositions spéciales au service de In banliene. — Gare Saint-Lazare. — Ancienne et nouvelle disposition. — Gare du Nord. — Service des marchandises. — Gares de triage. — Triage par la gravité. — Opinion du Congrès international des chemins de fer. — Exemple d'établissement d'une gare de triaiie — Gare de Périgueux.

Les jrares ou stations sont les points d'un chemin de fer où s'arrètenl Ii's trains pour prendre ou déposer des voyageurs ou des nriarcliandises.

Nous avons montré précédemment (II* partie, chap. n) l'importance capitale (ju'il y a à placer d'une manière convenable ces point d'arrêt, en tenant romple des différents intérêts engagés. Nous n'y reviendrons pas, nous dirons seulement quelques mots de l'espacement qu'on doit ménager entre eux.

CHEMINS DE FE». T. D. — 2* édit. i

Espacement des stations. — Il faut, pour (|u'un chemin de fer desserve convenablement la région qu'il traverse, que les stations n'y soient pas trop éloignées Tune de l'autre ; mais, d'un autre côté, pour que la dépense d'établissement de la ligne ne soit pas trop élevée et l'exploitation incommode, il faut que ces points d'arrêt ne soient pas trop rapprochés. Il y a là une limite que Texpérience seule peut faire connaître.

Au 31 décembre 1883, sur les diflérentes lignes du réseau français d'intérêt général, Tespacement moyen entre les stations était le suivant :

Nord 5 578 m.

Est 5 724 —

Ouest 6 519 —

Orléans 7 335 —

Midi 5 858 —

État 6465 —

Il est bon de remarquer que ces chiU'res moyens sont obtenus en prenant toutes les stations et haltes, y compris celles des lignes qui avoisinent Paris et les grandes villes, telles que Lyon, Marseille, Bordeaux, où la distance des stations est beaucoup plus faible que sur le reste du réseau. Dans le voisinage des grandes villes, la moyenne descend à 5 kilomètres à peu près ; pour le reste, l'espacement moyen est de 8 à 9 kilomètres. 11 y a d'ailleurs des écarts assez notables, en plus ou en moins, enlre ces chiffres moyens et les chiffres extrêmes. On admet, en tout cas, que la distance entre deux stations ne doit pas en général dépasser 13 kilomètres.

Classification des stations. — Pour faire l'exposé des dispositions d'ensemble des gares et stations, nous les diviserons en quatre- classes, savoir : les haltes, les petites stations, les stations de moyenne importance, les gares principales. En réalité, les dispositions des diverses stations varient par degrés insensibles, suivant les conditions locales et l'importance des villes qu'elles desservent, et les diflérences qui existent entre elles font qu'elles constituent pour ainsi dire autant de types particuliers; ceux que nous allons passer en revue sont les types les plus importants et ils suffiront pour donner une idée de la manière de résoudre le mieux possible le problème posé, savoir : assurer convenablement tous les services avec le minimum de dépense. Nous ferons, dans cet exposé, de larges emprunts au Cours de Chemins de fer de M. Sévène, qui est considéré, à juste titre, comme un modèle de clarté sur ce sujet complexe.

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