‹ Traité complet des chemins de fer: historique et organisation financière, construction de laChapitre 2 sur 95 · HALTES · texte numérisé non relu

HALTES

Les lialtes sont de simples points d'arrêt destinés à desservir des localités peu fréquentées.

On les installe généralement auprès d'un passage à niveau et le gardebarrière est chargé du service de la distribution des billets. Elles ne sont ouvertes qu'au service des voyageurs et des messageries et ne comportent aucune disposition spéciale dans les voies. Un simple trottoir le long de ces dernières et une petite annexe à la maison du garde constituent tout Taniénagement des haltes.

Ces installations on été pendant longtemps assez rares en France, où Ton pensait que, lorsque le tralic qu'on peut attendre d'une localité n'était pas assez grand pour justifier l'établissement d'une véritable station, il était préférable de ne pas imposer à tous les voyageurs des trains qui y passent le retard résultant d'un arrêt à une halte. Les idées se sont un peu modifiées sur ce point depuis quelques années et le nombre des haltes a augmenté. On a reconnu qu'elles pouvaient, dans bien des cas, rendre des services assez importants et apporter au chemin de fer un certain trafic qui n'est pas négligeable. On peut d'ailleurs n'y pas faire arrêter tous les trains qui circulent sur la ligne où on les établit et éviter ainsi l'inconvénient du retard imposé aux voyageurs de grand parcours.

Au surplus l'installation d'une halte a presque toujours pour effet de provoquer dans le voisinage un certain accroissement d'activité et, au bout de quelques années, l'importance du mouvement devient assez grande pour justifier la transformation de la halte en véritable station.

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