ALIMENTATION
(Compagnie d'Orléans.)
Fig. 382. — Détails de l'échelle de niveau d'eau. Echelle de O^jlO par mètre.
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Fig. 383. — Coupe suivant CD.
Echelle de 0",20 par mètre.
avoir pour conséquence de briser la
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Fig. 586. — Coupe suivant GH.
colonne en fonte, par suite de la congélation de Teau qu'elle contient. On évite cet inconvénient en installant un deuxième robinet à la base de l'appareil ; ce robinet, en se fermant, fait communiquer la colonne avec un tuyau de vidange par où Teau s'écoule.
II faut que cette grue soit installée de manière à assurer le remplissage rapide du tender ; on doit donc disposer d'une pression suffisante entre le réservoir et la grue. Cette dernière ayant son bras horizontal placé à 3,40 m. au-dessus du niveau du rail, on voit que, lorsque le réservoir est plein, la différence de niveau est de 6 mètres environ, mais que, si l'eau du réservoir baisse peu à peu, cette différence diminue jusqu'à se réduire à 2 mètres à peu près.
On calcule le diamètre du tuyau de distribution de telle sorte que, lorsque l'eau du réservoir est à son niveau le plus bas, le remplissage du tender ne dure pas plus de trois minutes. Ce diamètre varie nécessairement suivant la distance qui sépare la grue du réservoir. Quand cette distance n'est pas supérieure à 230 ou 300 mètres, une conduite en ISO millimètres suffit pour assurer le remplissage du tender dans le délai indiqué.
Quelquefois, pour augmenter encore la vitesse du remplissage, on se sert d'un appareil appelé grue-réservoir ; c'est un réservoir, dont la capacité est égale à celle du tender, monté sur une colonne en fonte analogue à celles des grues ordinaires. On peut alors, dans l'intervalle du passage des trains, remplir lentement ce petit réservoir au moyen d'une conduite de distribution d'un diamètre restreint ; au moment du passage d'un train, ce réservoir se vide dans le tender avec une grande rapidité, au moyen d une bouche de grande dimension, qui prend l'eau directement au fond du réservoir. Ces appareils sont employés par les compagnies de TOuest et du Nord.
Indépendamment de la grue hydraulique, destinée à l'alimentation des machines, on installe habituellement dans les stations de prise d'^au des bornes-fontaines et autres appareils usités dans toutes les distributions ordinaires, pour se procurer de l'eau partout où cela est nécessaire dans la station.
Prix de hevient d'une ALiMErïTATiON d'eau. — La dépense d'installation d'une alimentation dépend nécessairement de son importance et les chiffres que nous donnons ci-dessous ne sont que des renseignements se rapportant à des conditions particulières et déterminées.
Nous supposerons un réservoir de 100 mètres cubes, ahmenté par une machine de la force de quatre chevaux, située à une distance de 1 500 mètres du réservoir ; nous admettrons en outre qu'il y ait deux grues hydrauliques, une pour chaque voie, séparées du réservoir par une distance
CHEMINS I>E FER, T. II. ~ 2* cdit. 6
de 250 mètres et nous comprendrons dans notre estimation le prix des deux fosses à piquer qu'on installe le long des voies, en face des grues, ainsi que les différents appareils (bornes-fontaines, conduites, accessoires, etc.), destinés aux divers besoins de la station.
Dans ces conditions, on peut, d'après M. Sévène, évaluera 65 000 francs la dépense d'une alimentation d'eau. Cette dépense se décompose comme il suit :
{''Prise d'eau.
Prise d'eau proprement dite 2 000 fr. '>
Machine de 4 chevaux, pompe, cheminée, etc. 9 000 — ? Ï7 000 fr. Bâtiment de la machine fixe 6 000 — )
2^ Re futilement.
Tuyaux de conduite en 108 millimètres sur .
1 500 mètres de longueur, y compris la pose.
3° Réservoir.
Cuve en tôle de 100 mètres carrés avec ses tuyaux. 5 000 fr. ) Chùteau d'eau en maçonnerie 8 000 — )
4** Distribution.
2 grues hydrauliques 3 000 fr. \
2 fosses à piquer 2000— 1
Tuyaux de distrihution en 150 millimètres sur f
500 mètres de longueur 7 000 — i
Bornes-fontaines, conduites, accessoires et di- ]
vers 8 000 — ;
Total comme ci-dessus G5 000 fr.
Emploi du moulin a vent comme machine fixe. — Lorsque Talimentation des locomotives dans une station n'a pas un caractère permanent, c'est-àdire lorsque la prise d'eau n'est établie que dans le but de parer k une détresse ou à un besoin imprévu, et constitue, en définitive, une prise d'eau de secours destinée à fonctionner rarement, il y a intérêt à éviter la dépense d'établissement et le fonctionnement d'une machine à vapeur. On peut, dans ce cas, faire une économie très appréciable en employant comme moteur un moulin à vent qui fait monter l'eau dans le réservoir pendant les périodes de brise et ne fonctionne plus parles temps calmes.
Nous citerons, comme exemple de ce système, la prise d'eau établie à Savigny sur la ligne de Loudun à Châtellerault (réseau de l'État).
La ligne dont il s'agit a une longueur de 50 kilomètres et, au moment de sa construction, des alimentations existaient déjà dans les gares extrêmes de Châtellerault et de Loudun. Comme la consommation d'eau nécessaire pour effectuer le parcours de l\0 kilomètres est de 3 000 litres et que les tenders
contiennent de 6 000 à 6 500 litres, les niachine:s pouvaient à la rigueur ne pas s'approvisionner en cours de route. 11 était donc à présumer que Talimentation de Savigny, placée au milieu du parcours, ne serait utilisée que très rarement.
En admettant que chacun des six trains qui parcourent journellement la ligne prît un mètre cube d'eau, soit 6 mètres cubes au total, la consommation maxima, comprenant les robinets de puisage et Timprévu, ne devait pas dépasser 7 à 8 mètres cubes.
Dans ces conditions, les frais d'établissement et de mise en marche d'une machine à vapeur ont paru hors de proportion avec la consommation qu'il y avait à assurer et Ton a décidé de substituer aux marchines à vapeur un moulin à vent du système Beaume, constructeur à Boulogue-sur-Seine.
Le modèle choisi est le moulin n° 6, qui a une roue motrice de 4, 20 m. de diamètre; il est muni d'un système d'orientation et de désorientation automatique ; lorsque la force du vent atteint plus de 15 mètres par seconde, l'appareil s'efface, et, par suite, on n'a pas h craindre les accidents auxquels pourraient donner lieu des vents trop forts.
Le constructeur garantit un rendement de 1,200 lit. par tour de roue.
D'après cette donnée, on a dressé le tableau suivant, qui présente les rendements proportionnels à la vitesse du vent :
VITESSE D[: VKNT