CHAPITRE IV
DÉPENSE DE LA SUPERSTRUCTURE
La dépense de la superstructure d'un chemin de fer peut être évaluée moyennement avec plus d'exactitude que celle qui correspond à l'établissement de la plate-forme, parce qu'elle se compose d'éléments qui sont beaucoup moins variables d'une ligne à l'autre.
On peut faire cette évaluation en la répartissant en trois chapitres, savoir :
1** La voie ;
2"" Les stations;
3"* Les dépenses accessoires.
Nous considérerons seulement ici les lignes à voie unique, attendu que, sauf des exceptions fort rares, on ne pose jamais qu'une voie au moment de la construction de la ligne, que sa plate-forme ait été établie pour une voie ou pour deux ; on se réserve de poser ultérieurement la seconde voie, si la nécessité s'en fait sentir.
Nous avons vu précédemment (Livre P', chapitre iv) que la voie courante d'un chemin de fer à une voie, posée dans des conditions de très grande solidité, coûte 45 000 francs par kilomètre, lorsqu'elle est posée en rails à double champignon, et 38 400 francs quand elle est posée en rails Vignole. Nous pouvons, pour une estimation sommaire se rapportant à des lignes à circulation moyenne, prendre le plus faible de ces deux chiffres, et admettre une dépense, en nombre rond, de 38 000 francs.
La dépense des stations varie nécessairement beaucoup avec leur importance. On peut admettre qu'une station du type le plus réduit coûte 50 000 à 60 000 francs environ, en y comprenant les voies accessoires. Sur une ligne à voie unique, ce chiffre doit être augmenté, puisqu'il faut ajouter aux installations propres de la station une voie d'évitement ayant à peu près SOO mètres de longueur; c'est un supplément de dépense de 48 000 à i9 000 francs. Nous placerons donc entre 70 000 et 80 000 francs le prix d'une petite station sur une ligne à voie unique.
DEPENSE DE LA SUPERSTRUCTURE