‹ Traité complet des chemins de fer: historique et organisation financière, construction de laChapitre 86 sur 95 · MACHINES A ADHÉRENCE ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

MACHINES A ADHÉRENCE ARTIFICIELLE

où la ligne côtoyait à chaque instant des précipices vsans fon»! ; elle fournissait, en effet, un frein très énergique, et un moyen trempôclior iibsoluincnt les déraillements.

Plusieurs types de machines ont été appliqués au chemin provisoire du mont Cenis.

Voici les données principales des dernières, qui ont été mises en Hervict» en 1870.

n ., , , , . (à vide 21 tonnoH

Poids de la macliine ] ,

( en marche 26 —

f du foyer 6,87 m^

Surface de chauffe . ] des tubes 78,03 —

( totale 83,90

Diamètre des roues porteuses 0.85 m

— horizontales O.BO —

Nombre des cylindres 4

Diamètre des cylindres 0,33 m.

Course des pistons 0,40 —

Charge remorquée sur une rampe moyenne de 0,07 m 30 tonne»

Vitesse moyenne 18 km.

L'effort de traction, rapporté aux pistons, était de 3,500 kg. environ pour le mouvement des roues verticales ; il atteignait à pou prè» Ui mftme cliifire pour le mouvement des roue» horizontales hou» une prosniofi de 20 tonnes environ.

L'exécution de la ligne, dont le tracé empruntait une route cxintante nnuf rectification de quelques courbes trop raides, et lappUcation du flyHt^r^e Fell ont été faites au mont Cenis avec beaucoup d'habileté, et c'ent assurément un grand mérite d'avoir pu réussir, pendant plusieurs années, h exploiter sans accidents sérieux une ligne établie k plus de 2(K>0 mitres d'altitude avec des rampes de 80 millimètres et des courbes de H) maîtres de rayon (la largeur de la voie était de 1,10 m.).

Cependant, malgré les conditions économiques exe4;ptionnellement favorables dans lesquelles la ligne était placée, puisque la plate-forme du chemin avait été livrée gratuitement à la compagrn'e, l'entreprise a él/; désastreuse; : le chemin de fer, qui côtoyait la route, a enlevé h celle-ci la plus grande partie des voyageurs, mais il n'a pas réussi ^i lui enlever les marrjiandises.

En somme, le chemin provisoire du mont Cenis reste fUPUUiHi une tent^ilive qui tiendra dignement sa place dans Thisf/^ire descfi^inins de fer, mais qui ne parait pas destinée à fournir la s/dulion pratique du prohlhm^ de la traversée des chaînes de montagne h grande haul^îur, Suivant Texpression de M. Couche, si cette lielle mai^ coûteuse, expérience a prouy^'' quelque chose, c'est — précisément parce qu'elle a été très bien faite — qu'il faut chercher ailleurs la solution du problème.

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