I.oder
Logger. 829, 834.
Luir. 681.
Loob. 1032.
Lordat. 981.
Lorry. 1052, 1049.
Loudon. 950, 1016.
Louis. 528, 757.768, 759, 910.
Lauyer Villermay. 1019, 1031, 1036, 1066, 1067,1075.
Lugol. 947.
Lycurgue, 1089.
Lyne. 269, 277, 286,292.
Macdonei. 853.
Mackcnsie. 453.
Magendie. 38, 952.
Mahon. 186.
Malgaigne. 672, 770, 780, 795.
Mallagodi. 48=<.
Mallat. 967.
Mailing. 446.
Marc-Aurèle. 616.
Maret, 549.
Marignes de Versailles. 260.
Marjolin. 263, 629, 672, 681, 702, 776. Marshall. 261, 264, 590, 829.
Martial. 143.
Martin 194.
Martin Solon. 823.
Martineau. 849.
Martini. 851, 855.
Masuyer. 960.
Mauduyl. 951, 1016.
Mauriceau. 142, 144, 152, 157, 206, 215,228, 227,239, 551, 605, 607, 730, 743, 746, 775.
Mayor. 76, 569, 769, 810, 816.
Mayer. 715, 801, 806.
Mead. 30.
Meadon. 849.
Meckel 66, 274, 829.
Méad. 845.
Mei klin. »39.
Meckren. 152, 591, 594.
Mélier. 662. 665.
Merratus. 605, 957, 088, 989, 1015
Mercurialis. 532.
Mcriman. 270, 274, 276.
Méry. 564. 566.
Mesner. 801.
TABLE
Mclzer. 201.
Migné. 679.
Millet. 555.
Mojon. 964-!
Monnerei. 922, 992.
Monro. 746, 748, 853, 834, 845, 848, 849, 853,901,903.
Montaigne, 1106.
Montain. 415.
Montana. 448.
Monteggia. 473, 685.
Morand. 180, 587, 756, 758, 835, 884.
Moreau de la Sarthe. 37, 53, 4il.
Morlane 448.
Morland. 194.
Morgagni. 155. 159, 160, 173, 179, 186, 192, 195, 198, 199, 200, 201, 202, 546 , 543 , 590 , 592 , 597 , 665 , 675 , 756, 758, 834, 860, 861, 911, 1025, 1032,1067.
Morus Michel. 759.
Moschion. 143, 151, 768, 811 , 1019.
Moulin, 440, 445.
Mouro. 206.
Murait. 547, 551, 558, 812, 824, 829,
Murat. Jean. *53.
Muray. 270.
Musa Antonius. 799.
Naboih. 185, 192.
Nathan. 855.
Nauche. 115, 213, 290, 504, 518, 452, 745, 746,951, 1016.
Negri. 625, 984.
Neuter. 592, 1032.
Neuville. 455.
Newnham. 264, 557.
Nicod. 888.
Nicolon. 202.
Nisten. 801.
Nœgel. 481, 482, 485, 746.
Noël. 415.
Nollet Jh. 252.
Norford. 899.
North. 905.
Ohémer. 905.
Ollivier d’Angers. 951.
Orfila. 50, 505,1068.
Oribase. 203, 357, 551, 1019.
Osborn. 981.
Osiander. 31, 55, 250, 255, 357, 672, 685,684, 685.
Ovide. 994, 1026, 1078.
Pallas. 786.
Papin. 558.
Paracolse. 51, 898.
l’aré. 164, 665, 682,731,769, 1049, 1058.
Paroisse. 855.
Pasta. 58. 552.
Patterson. 950, 955.
Patin. 960.
Paul d’Egine. 103, 125, 4 59, 142, 262, 586, 902,905,988, 1019, 1025.
Pearson. 894.
Pecklin. 987.
Pé Lazarre. 605.
Percival. Poot. 358, 565.
Percy. 752, 755, 756.
Péron. 62
Péry. 1032. ,
Peschier. 721.
Petit Radel. 846, 847,1102.
Petit J. L 180, 350, 354, 556, 467, 479 , 902, 903.
Petit Marc Ant. 358, 584, 891.
Peyrilhe. 899.
Pezonni. 1014.
Philippe de Mortagne. 507.
Philotenus. 768, 801, 811.
Phyloxène. 799.
Piesch. 585.
Pignanna. 984.
Pimpernelle. 906.
Pinault Severin. 590.
Pinel. 590, 606, 989, 1029, 1031.
Piorry. 951.
Pissier. 899.
Pitcarn. 605, 1031, 1033, 1066.
Planchon. 452, 438, 442.
Platon. 86, 855, 982, 4051, 1089.
Plazoni. 422.
Plenck. 186, 201.
Pline. 31, 55, 50, 123, 1021, 1049.
Plunket. 899.
Pomme. 1052, 1055, 1049, 1064, 1067,
Poot. 854.
Portai. 80, 752,781, 829, 846, 849, 852,
Pouteau. 282, 446, 584, 877, 886, 891.
Power. 854.
Pressavin. 1052, 1064.
Primerose. 605, 989.
Prochaska. 804.
Pu jol de Montpellier. 990.
Pujol de Castre. 1031.
Purcel. 1035, 1066.
Puzin. 445.
Pnzos. 319, 746.
Quarin. 625.
Qucnesville. 1007, 1014.
Radfort. 446.
Rakn. 990.
Ramasini. 764.
Ramsden. 851, 855.
Rapou. 1031.
Raspail. 757.
Raulin. 597, 998, 1032, 1049, 1067.
Raymond. 608, 957.
Récamier. 106, 108, 241, 242, 264, 265 499, 800, 581, 681, 065, 670, 672,' 677, 684, 700, 702, 717, 725, 72*, 725, 726, 727, 799, 801, 815, SI6, 891, 894 , 895 , 896 , 900, 952, 984,
DBS AUTEURS.
Rega. 89.
Régnard 1115.
Reichard. 429.
Reichenbach. 679.
RenaudiD. 79, 80.
Reneaulme. 901.
Reusner. 898.
Reuss. 750.
Rey. 338, 424.
Richerand. 606. 777, 902, 909, 912,
Richter. 270, 374, 38S, 389 , 848, 833. Richard Brown Cheslon. 848.
Ricord. 107, S06, 331, 605, 606, 608, 623, 624.
Ricque. 107.
Ridley. 1032.
Ricland. 129, 1032.
Rivière. 980, 1031, 1032, 1034, 1056.
Robert de Lille. 364, 567, 369, 570.
Roderik. 806.
Rodericus a Castro. 49, 155, 268, 592, 605, 988, 989.
Roche. 364, 922, 989, 990.
Rœderer. 442.
Rognetta. 254, 233, 236, 247, 290, 365. Rondelet. 34, 105.
Rondelou. 970.
Rondet. Mme. 255, 265.
Robouham. 486.
Ronsæus. 956.
Rougius. 447.
Roonhuysen. 150, 151, 480.
Roosselot. 898, 900.
Rostan. 924, 1068, 1125.
Rougemont. 358, 374.
Roussel. 50,57, 46,231, 555, 450, 917.
Rousset. 337, 349, 557.
Roux. 254, 258,4:8,416,417, 418,419, 421, 485, 486, 727, 760, 769, 886, 902, 953.
Roux A. 251.
Royer Collard. 937.
Ruand. 521.
Ruliier. 1032, 1048.
Ruysch. 507, 756, 775.
Ryan. 461.
Sabatier. 225, 232, 251, 252, 251, 286, 452, 685, 788, 848, 854, 902, 911.
Sablairole. 952.
Salmuth. 448, 751.
Sandifort. 565, 366.
Sanson. 364, 468, 905, 923.
Saucerotte. 415.
Saumet. 80.
Sauter. 719, 721, 722, 723, 724.
Sauvage. 608, 732 , 988, 990, 1032,
Saviard. 81, 152, 206, 214, 215, 210, 224, 225, 241, 242, 860.
Sarlorph. 271, 355.
Scarpa. 364, 579, 580, 902.
Schacher. 586, 587, 388, 769,
Schacht. 1035.
Schenck Jean. 741, 742, 759.
SchlessiDg. 683.
Schlinker. 899.
Schmidt. 270, 272, 855, 857, 899. Schmucker. 045.
Schneider. 270, 272.
Schreger. 468.
Schweghauson. 270, 271.
Schultzius. 129, 151, 471.
Scribonius Largus. 799.
Scudamor. 849, 851.
Scultet. 106 , 902.
Sédillot. 414, 507.
Ségalas. 172.
Ségard. 807.
Séguin. 372.
Sénèque, 11, 1079.
Sennert. 164, 349, 352, 988, 989 , 990, 1019, 1051,1054,1056.
Serres. 62.
Seymour. 823, 850, 845, 849, 852, 860.
Sibergundi. 276.
Siébault. 722, 781, 810. 816, 854, 902. Sigaud Lafond. 951, 1016.
Silvius. 593.
Simson. 51, 193, 769, 781.
Sinibaldus. 155.
Smélie. 58, 245, 274, 276, 277.
Sœmmering. 756, 767, 910. Solénander. 731.
Solingen. 151.
Sommer. 455.
Sonini. 138, 140.
Soranus. 151. 357, 558, 1019, 1051 Sorbail. 130.
Spachius. 105, 268, 768.
Sparjani. 984.
Sparman. 62.
Stahl. 51, 595, 621, 956, 1033.
Steiu. 558.
Stoller. 184,767.
Stoli. 970, 981.
Stoltz. 479, 181, 192, 201, 9913.
Storck. 625, 672, 899.
Strabon. 139.
Strambio. 854.
Sue. 430, 438.
Suidas. 45, 854.
Sultzer. 899.
Suret. 241.
Swammerdam. 758.
Sivenck. 1025.
Sydenham. 616, 988, 1016. 1019, 1032 1038, 1049.
Sylvius. 1049.
Tackard. 62.
Tagault. 901.
Tanquercl des Planches. 990.
Tarral. 726.
Taveau. 1113.
Téalier. 651, 656, 665, 679.
Thadée Dunus. 751.
Theden. 79, 801, 848,
Then Rhine. 62.
TABLE
Thiébault. 90i, 011.
Thompson. 107.
Thoumain. 700.
Thouret. 1056.
Thuillier. 904, 911 Tiedeman 92.
Tiir Je. 899.
Tigiot. 988, 989, 1052. 1049, 1074.
Tollet. F. 509.
Tonnelé. 800.
Torally. 729.
Tnulmouche. 193.
Tourlelle. 970.
Toulain Benurogard. 447.
Traîne!. 413.
Tralien. 5S6, 799.
Triller. 901. 1108.
T ouchin. 1119.
Tro'liet. 1007.
Trousseau. 820, 982, 984, 989.
Tulpius. 683. 811.
Turuèbe Adrien. 557.
L'Irnann. 673.
Vacher. 584, 891, 902.
Valsava. 159, 605.
Valescus de Tarenie. 50, 751, 898.
Valisnieri. 81 , 756.
Vautré. 1069.
Vander Bos< h. 970.
Vanderhar. 854.
Vandœvercn. 277.
Vanderwiel 591, 416.
Vsnlielmont. 50, 57 92, 1018. Vanswieten. 604, 758, 1049.
Varandé. 988, 1029.
Valer. 811.
Veidmann. 511.
Velpeau. 76, 77, 108, 190, 480, 499, 808, 509, 622,701,756, 312, 816, 905, 909. 955. R Velter. 860, 801.
Ventusa. 192.
Verheyeu 36.
Verdier. 574.
Yerdtic. 9 12, 906.
Vésalo. 742, 899, 1031, 1049.
Viardel. 1 60.
Vidal de Cassis. 415, 502, 503, 525 ,
Vigaroux. 519, 1051.
Vigny. 672.
Villeneuve. 816.
Villermé. 241 , 242.
V i I telle . 160, ICI, 175.
Virey, 1088.
Virirel de Lyon. 293.
Virgile. 192.”
Viridet. 1052.
Vagel 1055, 1066.
Voiglel. 180, 274.
Voisin. 190, 1052.
Wagner. 214, 218, 259.
Waiile. 179 199.
Walter. 92, 738, 767.
Waller Wall. 269.
AVeikard. 601.
Weis. 107.
West. 932.
Wepfcr. 853.
WerlholT. 50, 947.
Whilt. 295, 1052, 1049.
Weindman. 586, 794.
Wier. 153, 854.
Willaume. 192, 195, 955.
Willis. 159, 847, 1019, 1035, 1035, 1066, 1075.
Wilson. 520.
AVindson. 264.
Windsor. 2G6, 357,
Wleissling. 139.
AVIzezech. 269.
Wrisberg. 685.
Yung. 894.
Zachias 54, 144, 202.
Zacutus Lusitanus. 816, 1031.
Zanc. 748, 898, 902, 908, 909.
Zcller. 241, 905.
Ziegerl. 970.
Zimmermann. 143.
INTRODUCTION
Medicina non ingcnii humant partus'est , scd temporis filin ( Daglivi.)
En suivant la loi immuable de la nature , et la destinée commune à tous les êtres organisés, la femme est soumise, ainsi que l’homme, aux diverses révolutions de la vie ; comme lui, elle naît, croît, s’affaiblit et succombe; comme lui elle parcourt toutes les phases de son existence , et n’arrive au terme fatal qu’après avoir été constamment sous l’influence dos différentes causes qui peuvent altérer sa santé. Cependant, si les deux sexes sont l’un et l’autre exposés à une foule de maladies, le nombre des maux qui les accablent est loin d’être le même , car la nature a joint aux affections déjà trop nombreuses que la femme partage avec l'homme , celles qui prennent, leur source dans l’excitabilité plus grande de son système nerveux , et dans les fonctions pénibles et orageuses, qui chez elle, préparent ou accomplissent la reproduction.
Si, comme l’a dit Bichat, les lésions sont toujours plus fréquentes là où il y a plus d’action ; si chaque organe est exposé à être affecté en raison directe de son degré d’activité , on ne doit pas être étonné de la fréquence et du nombre des maladies dont l’utérus peut devenir le siège. L’extrême sensibilité de ce viscère, son importance physiologique, son irritabilité particulière , et surtout les sympathies plus ou moins intimes qu’il entretient avec les autres parties du corps, en font un centre d’action, qui, chez la femme, commande en quelque sorte à toute l’économie, et forme la base principale sur laquelle repose l’édifice
1 0 INTRODUCTION
de son organisation. Il est facile d’expliquer, d’après ce que nous venons de dire , pourquoi les lésions vitales de la matrice et de ses annexes se manifestent rarement aux deux périodes extrêmes de la vie , et sont au contraire très fréquentes à l’époque de la cessation naturelle des règles, et surtout pendant les années où les organes génitaux sont soumis à des excitations périodiques et d’autres excitations de diverse nature.
Toutes ces maladies, dont Démocrite a exagéré le nombre dans une lettre adressée à Hippocrate , où il s’exprime ainsi : « TJterus sexcentarum œrumnarum in mulieribus causa , « toutes ces maladies, disonsnous, sont beaucoup plus connues de nos jours qu’autrefois. Si nous avons des données plus précises sur leur nature , leurs causes et leur traitement , c’est que pour marcher à la recherche de la vérité , les médecins de notre époque ont pris pour guide l’analyse plus rigoureuse des symptômes, et n’ont cherché à secouer les chaînes rouillées des vieilles doctrines , qu’en s’appuyant sur les connaissances positives que fournissent la physique , la chimie et l’anatomie pathologique.
Quoique le cercle entier des maladies soit du domaine de la médecine ; quoiqu’il soit du devoir du médecin de consacrer ses études et ses méditations à découvrir les moyens prophylactiques et thérapeutiques qui peuvent les prévenir et les mener plus ou moins vite à une cure radicale, toutes ne peuvent être par lui également approfondies , toutes ne peuvent exercer au même point son génie investigateur,
11 doit surtout fixer son attention sur celles qui , comme la plupart des lésions de l’organe gestateur,
INTRODUCTION
ont été mal étudiées, et ne sont en quelque sorte connues que par leurs effets funestes.
Malgré la marche de l’esprit humain , malgré les conquêtes nombreuses qu’ont faites toutes les branches de la médecine, il y a beaucoup à dire et beaucoup à faire, et il reste encore une belle tâche à remplir. Multum restât adhucoperis, multumque reslabit , nec ulli nato post mille sœcula , præcludetur occasio aliquid adjiciendi. ( Sénèque , lib. I, episl LXIV.)
Si , d’une part, on réfléchit aux perfectionnements réels que les nouveaux moyens de diagnostic ont fait faire depuis quelque temps à la thérapeutique médico-chirurgicale des affections de l’utérus; si d’un autre côté l'on considère que tous les traités des maladies des femmes sont, sous plusieurs rapports plus ou moins incomplets, ou loin d’être au niveau de la science, on appréciera Futilité et même la nécessité d’un ouvrage (pii puisse contenir, quoique dans un cadre assez étroit , tout ce qui concerne cette intéressante matière. C’est dans l’espoir de remplir cette lacune , et dans le but d’être utile aux praticiens et aux élèves, que nous publions ce traité, qui réunit tout à la fois la physiologie, l’anatomie chirurgicale, la pathologie, la thérapeutique, la médecine opératoire et l’hygiène des organes génito-mammaires de la femme.
Nous ne nous sommes pas dissimulé l’étendue et la difficulté de notre entreprise. Si nous avons osé la tenter malgré les écueils qu elle nous présentait, c’est moins par la confiance que nous avions en nos forces, que parce que nous nous sommes trouvé entraîné par 1 intérêt puissant du sujet auquel, depuis plus
INTRODUCTION
de dix ans, nous avons consacré en grande partie , nos études et nos recherches (1).
La division que nous avons adoptée est fondée sur les analogies que présentent entre elles les maladies qui rentrent dans le cadre de cet ouvrage. Dans le but d’en faciliter l’étude, et surtout pour les grouper et les rapprocher autant que possible d’après l’ordre naturel qu’elles devraient occuper dans un système général de pathologie, nous les avons divisé en six sections, savoir : 1° les lésions déformé , 2° les lésions de situation ; 3° les lésions physiques ; 4° les lésions vitales ; 5° les lésions de jonctions ; 6" les lésions relatives à la reproduction.
Dans la première section qui comprend tous les vices de conformation primitifs et accidentels, nous nous sommes étendu plus longuement que tous nos prédécesseurs , et nous avons cherché à mieux distinguer qu’ils ne l’ont fait, les diverses lésions résultant de l’union, de l’imperforation, de l’oblitération, de l’étroitesse, de l’obturation et de toutes les espèces d’occlusion des organes génito-urinaires de la femme. Après avoir rapporté et discuté un grand nombre de faits curieux, et avoir indiqué tous les moyens diagnostiques et thérapeutiques de ces diverses lésions , nous avons fait connaître une méthode très simple
(1) Ayant cté le chirurgien interne de la maison de santé de la rue de Yalois du Roule, spécialement consacrée autraitement médico-chirurgical des maladies des femmes, et ayant suivi pendant long-temps, les savantes cliniques de Dupuytren et de M. M. Lis franc , Recamier , etc., nous avons été à même de receuillir un grand nombre d’observations sur les affections de la matrice et de ses annexes, dont nous avions déjà fait le sujet d’un mémoire en 1828.
INTRODUCTION
(le perforer la membrane de l'hymen en la conservant autant que possible , à cause de l’importance morale qu’on y attache, et dans le but d’opérer une évacuation lente du sang accumulé dans la matrice et d éviter autant que possible les effets fâcheux de l’introduction de l’air dans ce viscère. Nous avons également proposé un moyen nouveau de remédier à l’étroitesse du vagin et donné les dessins d’une sorte de dé tranchant, et d’un couteau à lame très convexe à son extrémité, pour séparer les parois vaginales agglutinées.
Dans la seconde section nous avons traité avec beaucoup de détails tout ce qui a rapport aux divers prolapsus delà matrice , etennous appuyant sur un grand nombre d’observations, nousavonssignaléd’une manière plus complète qu’on ne l’a fait, les inconvénients et les avantages des différentes espèces de pessaires, et des autres moyens palliatifs et curatifs dont il est à peine question dans tous les autres ouvrages sur les maladies des femmes. Nous avons également fait tous nos efforts pour ne rien omettre concernant les déviations, les incurvations, le renversement , l’élévation et l’immobilité de l’utérus', les différentes hernies de cet organe , celles des ovaires, la chute de la membrane interne du vagin et l’invagination de ce canal -, enfin, le prolapsus et le boursouflement de la muqueuse urétrale, et surtout la cystocèle et l’entérocèle vaginales et vulvaires, ont été aussi de notre part l’objet d’une attention toute particulière.
Dans la troisième section , qui réunit toutes les solutions de continuité, les contusions , les plaies , les déchirures, les ruptures de la vulve, du périnée,
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du vagin, de la matrice, les contusions et les plaies des mamelles , enfin l’introduction accidentelle des corps étrangers dans les cavités génitales, nous avons proposé divers instruments pour rendre plus faciles et plus sûrs les moyens chirurgicaux que réclament la plupart de ces lésions , principalement les différentes fistules vaginales.
Dans la quatrième section, qui présente à elle seule plus de 400 pages, et dans laquelle se trouvent rassemblées les diverses phlegmasies aiguës et chroniques , superficielles et profondes , les transformations , les dégénérescences et toutes les productions morbides de la vulve, du vagin, de l’utérus , des ovaires et des mamelles , nous avons fait connaître plusieurs instruments imaginés par nous , pour le traitement chirurgical des tumeurs polypeuses et des affections cancéreuses de ces organes. Afin qu’on puisse comparer et juger impartialement les moyens que nous proposons, nous avons signalé et décrit avec le même soin la plupart de ceux qui ont été employés par d’autres médecins ; si nous n’avons pas accompagné de dessins les descriptions que nous avons faites de leurs procédés opératoires, c'est parce que la plupart sont déjà anciens , et par conséquent généralement connus.
Dans la cinquième section , non-seulement nous avons tâché de ne rien oublier de tout ce qui est relatif aux lésions de fonctions et aux névroses particulières aux femmes, mais même nous croyons avoir émis quelques idées nouvelles sur les causes, le diagnostic et le traitement des hémorrhagies utérines, de l’aménorrhée , de la chlorose , de la nymphomanie et de l’hystérie. Enfin si nous passons sous silence, la
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série de symptômes et de phénomènes physiologiques de la grossesse, dans la sixième section qui comprend les lésions relatives à la reproduction, c’est, d’une part, parce qu’ils doivent être connus de tous les médecins, et qu’ils sont dans tous les traités d’accouchement; et de l’autre, parce qu'ils ont été en grande partie signalés dans nos prolégomènes.
Pour achever de donner d’avance un aperçu du plan de cet ouvrage, nous ajouterons qu avant d’entrer en matière, nous avons consacré quatre chapitres, qui comprennent : 1° l’histoire des changements physiques, moraux et physiologiques, qui s’opèrent
chez la femme aux diverses périodes de son existence ;
2° les variétés de conformation, l’anatomie chirurgicale des organes sexuels et les sympathies de la matrice ; 3° les différents modes d’exploration des orties génitales, et l’histoire du spéculum utérin ; 4°Ws causes générales et un tableau synoptique des maladies des femmes. Nous devons dire aussi que les détails anatomiques et physiologiques que nous avons donnés sont restreints aux considérations directement applicables à la pathologie et à la thérapeutique.
Dans la conviction où nous sommes que toutes les époques et tous les peuples doivent être tributaires de la médecine, et que c’est trop peu faire pour cette noble science, que de la renfermer dans les limites étroites d’un siècle ou d’une nation, nous n’avons négligé aucun des matériaux que fournissent l’antiquité, le moyen-âge et la médecine contemporaine de tous les pays. On verra qu'en signalant une foule d opinions, de tentatives et de laits curieux, épars
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dans un grand nombre de traités , de mémoires, de recueils et de journaux français et étrangers , nous avons cité scrupuleusement les sources où nous avons puisé (1); enfin, pour rendre encore plus utile et pour compléter autant que possible notre travail, nous l’avons terminé par un long chapitre sur l’hygiène spéciale de la femme, et, dans le but de fixer mieux l’attention du lecteur, et surtout pour diminuer l’aridité des descriptions, nous avons eu soin d’intercaler dans toute l’étendue de l’ouvrage des notes historiques et des observations curieuses et intéressantes.
Malgré tous nos efforts pour bien faire et ne pas laisser de lacunes, nous sommes loin de croire que ce traité soit ce que nous voudrions qu’il fût, c’està-dire un livre où rien ne manque, où rien ne surabonde, où tout est à sa place. Si une critique bienveillante nous signale des erreurs ou des omissions, nous en serons flatté, et nous accueillerons avec d’autant plus de reconnaissance les conseils des hommes instruits, que nous sommes résolu de profiter même des avis qui pourraient nous être dictés par l’envie, si nous avions le bonheur de l’exciter.
Puissent nos intentions être bien jugées, et cet ouvrage obtenir les suffrages de nos lecteurs : Qnœso veniam , non laudem !
(1) On appréciera l’étendue de nos recherches lorsqu’on saura que, dans le but de faciliter l’étude littéraire et historique des maladies des femmes, nous avons cité plus de 120Ü auteurs, dont la plupart l’ont été un grand nombre de fois, et dont nous doimous uue liste alphabétique eu tète de cet ouvrage.