RÉSECTION DU CLITORIS. T
source d’une dépravation aussi honteuse que dégoûtante (1). Afin de prévenir les inconvénients et les habitudes funestes dont cette anomalie et la sensibilité excessive du clitoris sont ordinairement la cause (2), on a conseillé la résection de cet appendice, comme on la pratique dans certaines affections morbides qui sont de nature cancéreuse.
Pour pratiquer cette opération, qui est extrêmement simple, la femme doit être placée comme pour l'application du spéculum. Après avoir saisi la partie à retrancher avec une petite érigne ou une pince à disséquer, on l’emportera d’un seul coup, soit avec des ciseaux courbés sur leur plat, soit avec un bistouri coupant en dédolant, et aussi près que possible du pubis. L’hémorrhagie qui succède à cette opération s’arrête presque toujours seule ; dans le cas contraire, on aura recours à la ligature ou à la cautérisation avec le nitrate d’argent ou un fer rougi au feu.
extrêmement développé , e’tait alors en érection , et formait ainsi un obstacle au rapprochement sexuel ( questiones medicolegales. Avenione, pars prima, in-f°, 1660).
(1) Martial , lib. I, adresse ces vers latins à unecertaine tribade, nommée Bassa , qui était sa contemporaine :
b . Esse videbaris , fateor, Lucretia nobis ;
At tu, pro facinus ! Bassa, fututor eras Inter se geminos audes committere cunnos,
Menti truque virum prodigiosa Venus.
(2) Avicenne ou mot AlbatliaratcesL-k dire clitoris, conseille
de retrancher cet organe chez les femmes qui peuvent en abuser par sa longueur. 1 0
l/|6 LESIONS DE FORME ET DE DEVELOPPEMENT.