TRAITEMENT CHIRURGICAL. IQI
tération , diviser l’opération en deux temps, et elle serait ensuite achevée dans un très court délai, mais il faudrait pendantcetintervalle placer dans la plaie un morceau d’éponge préparée. Lorsque l’obstacle sera détruit on préviendra la réunion des parties comme nous l’avons indiqué en parlant de l’imperforation du vagin.
Les accidents consécutifs les plus redoutables, sont l’hémorrhagie et l’inflammation. La première, lorsqu’elle n’est pasexcessive, prévient la seconde qui a été seulement observée dans des cas d 'imperforation ou à' oblitération. Comme dans ces deux genres d.’occlusion les secours de l’art ne sont réclamés qu’à la suite de symptômes très graves, l’inflammation dépend alors moins de l’opération elle même que du changement subit qui s’opère dans le volume de l’utérus et la tension des parois du vagin de tous ses annexes. Dans tous les cas, la malade sera soumise au régime le plus sévère et à un traitemeent antiphlogis* tique indiqué par la violence de la fièvre et des accidents inflammatoires.
Quelles que soient la nature et l’étendue de l’obstacle formant l’obturation, on ne doit point différer d’y remédier lorsque la vie de la femme est compromise, l’ opération étant sans nul doute la seule planche de salut qui se présente, les principes de l’art et l’humanité commandent de la saisir, quoiqu’on soit exposé à tomber sur un écueil pour en éviter un autre et à
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voir se vérifier cet ancien adage si bien exprimé par ce vers de V irgile :
Incidit in Scyllam, qui vult vitareCharibdym.
Si quelques auteurs, entre autres , Naboth, Morgagni, Heister , et beaucoup de chirurgiens modernes proscrivent l’opération , elle se trouve suffisamment justifiée, quoique offrant de grands dangers, par les succès de MM. Desgranges , Delpech, Cabaret, Ventusa , Flamand, TVillaume, Toulmouche de Rennes, Stoltz , et quelques autres qu’il est inutile de nommer.