DE L’IMPUISSANCE ET DE LA STÉRILITÉ
Pour établir une distinction que nous croyons utile dans la pratique, entre l’impuissance et la stérilité, nous allons en donner une définition qui emt péchera de les confondre.
On doit entendre par impuissance, chez la femme, l’inaptitude à la conception, dépendant d'un défaut ! de conditions physiques qui rendent l’accomplissement de l’acte reproducteur plus ou moins impossible.
La stérilité , au contraire, est l’incapacité d’une femme à concevoir, quoique chez elle la copulation s’exerce d’une manière naturelle et dans toutes les conditions apparentes de la fécondation. D’après la distinction que nous venons d’établir , il résulte qu’une femme peut être impuissante sans être stérile et vice versa.
Parmi les causes de l’impuissance qui sont toutes relatives à des vices de conformation des organes génitaux, nous rangeons l’absence du vagin, l’oblitération primitive ou accidentelle de ce conduit ; son resserrement considérable dépendant d’une disposition anormale des os du bassin ou d’une tumeur qu’on ne peut enlever ; enfin l’adhérence des grandes et des petites lèvres , la persistance et la dureté de l’hymen ou de toute autre membrane située dans le vagin ; le développement excessif du clitoris et tous les autres vices de conformation qui s’opposent à l’accomplissement de l’acte génital et auxquels on peut souvent rémédier par diverses opérations dont il a été question dans le cinquième chapitre de cet ouvrage. Nous ajouterons que le prolapsus de la matrice ou du vagin, la communication de ce canal avec le rectum , ainsi que son ampliation très considérable, résultant d’une déchirure du périnée, ne sont pas des causes absolues d'impuissance.
Les causes de la stérilité , qu’il est toujours très ,, difficile et le plus souvent impossible de constater.