‹ Traite complet des maladies des femmes (volume 3)Chapitre 23 sur 86 · DE LA FAUSSE GROSSESSE · texte numérisé non relu

DE LA FAUSSE GROSSESSE

On entend par fausse? grossesses diverses affections qui peuvent simuler la vraie grossesse; les unes sont

toujours le produit de la conception, et les autres lui

FAUSSE r.ROSSESSE.

sont étrangères. Parmi les premières nous rangeons les môles, et nous classons parmi les secondes l’hydrométrie, la tympanite, les hydatides de l'utérus, les polypes, les tumeurs squirrheuses et cancéreuses de cet organe, les collections de pus, de sang, les tumeurs du mésentère, de l’épiploon l’hydropisie ascite, le squirrhe et l’hydropisie de l’ovaire.

Comme nous avons tracé dans des chapitres particuliers l’histoire des affections qui peuvent être confondues avec la vraie grossesse, nous nous contenterons de. rappeler succinctement les considérations communes qu’elles offrent dans leur ressemblance avec la gestation normale, avec laquelle elles n ont le plus souvent d’autres rapports que le développement du ventre. Il est vrai que dans beaucoup de circonstances ces affections coïncident avec la suppression des règles, dont elles sont ou la cause ou l’effet, et que cette suppression donne lieu à d’autres symptômes de la grossesse, tels que le gonflement des mamelles, les nausées, les vomissements, etc. Dans ce cas l’erreur est si facile qu’il est peu de médecins qui n’aient pas été témoins et même qui aient été exempts de semblables méprises, üésormeaux rapporte un exemple d’une erreur aussi grossière, mais en sens inverse :

«Une femme du faubourg St-Marceau était en- « ceinte; d’effrontés charlatans prononcent qu’elle est « bydropique, lui plongent un trois-quarts dans l'ab-

i »36 j.ksions m:i.vnvi'’s a la reproduction . domcn et causent sa mort. » Le même auteur ajoute qu’il lut appelé en consultation pour décider s’il fallait faire l’opération césarienne à une femme que l’on croyait en travail depuis plusieurs jours. Elle était atteinte d’une péritonite fort intense dont elle guérit et d’un squirrhe de l’ovaire qui la fit succomber quelques mois plus tard dans la maison royale de santé.

Roussel parle d’une femme à qui l'on avait trouvé tous les symptômes de la .grossesse, et qui en fut débarrassée au bout de neuf mois par une perte. Mauriceau rapporte l’observation d’une femme de cinquante ans qui se croyait enceinte, et qui, après avoir, retenu la sage femme , préparé la layette , vit la prétendue grossesse se terminer par l’évacuation de gaz. Schmitt , Lamotte, M. Lefèvre et. une foule d’autres auteurs citent des exemples du même genre. Voyez dureste, pour le diagnostic de toutes les affections qui simulent la vraie grossesse, ce que nous avons dit aux chapitres qui traitent de la physométrie, de l’hydrométrie , des hydalides, des concrétions calculeuses, des polypes de l’utérus, de l'inflammation, de l’hydropisie, du cancer et d’autres dégénérescences de l’ovaire.

L’ensemble des symptômes connus sous le titre de grossesse nerveuse ou hystérique qui le plus souvent tient à un état spasmodique des viscères abdominaux et qui quelquefois dépend d’une inflammation chronique de ces organes est la plus fréquente des fausses

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