DF. L'ANOREXIE
un embarras gastrique, le traitement devrait consister dans l’emploi des laxatifs, entre autres, l’eau magnésienne.
DE LANOREXIE.
h' anorexie, ouïe dégoût qu’inspirent les aliments, est un des phénomènes qui se remarquent souvent chez les femmes enceintes, surtout dans les premiers mois de la grossesse. Dans quelques cas elle n’a lieu que pour certains aliments, mais le plus ordinairement elle s’étend sur toutes les substances nutritives. Gomme les affections qui précèdent, l’anorexie peut avoir pour cause soit un état nerveux de l’estomac, soit un embarras gastrique, ou un état de pléthore qu’on observe principalement chez les femmes d’une constitution forte et sanguine.
Lorsque la maladie est de nature nerveuse, celleci se reconnaît par l’absence des signes qui caractérisent les autres variétés; on doit la combattre par les antispasmodiques et les calmants, entre autres, les fomentations émollientes sur la région épigastrique, les bains généraux, les lavements, les infusions théiformes de tilleul, de fleur d’oranger, de camomille, de valériane, édulcorées avec du sirop d’éther, et addition de quelques gouttes de laudanum de Svdenham.
On peut joindre à ces moyens l’usage de l’eau ou de la limonade gazeuse, et quelquefois celui des préparations ferrugineuses, entre autres, le sous-carbonate de fer.
Si l’anorexie se déclare chez une femme dont le pouls dur, les battements du cœur forts, et le gonflement des veines, l’engourdissement général, la rubéfaction et la bouffissure de la face, annoncent qu’ily a pléthore évidente, la diète, la saignée du bras, et même l’application de sangsues à l’épigastre, sont indiquées, surtout pendant le quatrième ou le cinquième mois de la gestation. Enfin, lorsque l’inappétence a pour cause un embarras gastrique caractérisé par l’amertume et l’empâtement de la bouche et l’enduit jaunâtre ou blanchâtre de la langue, il convient alors de prescrire des boissons délayantes, des limonades végétales ; puis s’il n’y a pas de douleurs à l’épigastre, on combat plus directement l’état saburral de l’estomac au moyen de dix à douze grains d’ipécacuanha et d’un léger purgatif salin , dans le cas où il existe aussi un embarras intestinal. L’anorexie qui tient à la débilité de l’estomac cède ordinairement à l’emploi des toniques, des amers et des eaux ferrugineuses.
Il est bon d’ajouter qu’il ne faut pas en général trop se hâter de combattre ce dégoût des aliments, car il cesse le plus souvent après le quatrième mois de la grossesse ; lorsqu’il se prolonge, il devient dans