‹ Traite complet des maladies des femmes (volume 3)Chapitre 62 sur 86 · AFFECTIONS DE L’APPAREIL URINAIRE · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE L’APPAREIL URINAIRE

Ift7 /

diminuer autant que possible la maladresse naturelle qui résulte de l’état de grossesse.

AFFECTIONS DE l’appareil URINAIRE PENDANT LA GROSSESSE.

Située entre le pubis et l’utérus, la vessie éprouve plusieurs modifications pendant la grossesse; de plus en plus comprimée par l’organe gestateur, sa dilatation se trouve gênée, d’où il résulte la nécessité de rendre souvent les urines. Si la pression porte sur le col de la vessie et sur le méat urinaire, il y aura ar-

deur d’urine et strangurie, si la pression de la matrice irrite la membrane muqueuse de ces parties et en détermine l’inflammation.

Ces effets fâcheux delà compression exercée parla matrice sur la poebe urinaire, ont lieu principalement à deux époques. D’abord, entre le quatrième et le cinquième mois, surtout chez les femmes dont le bassin large,. permet à la matrice de séjournerjusqu’à cette époque dans cette excavation; puis pendant les trois derniers mois de la grossesse, particulièrement chez les femmes dont l’utérus, dans un état prononcé d’obliquité antérieure, s’élève au-dessus du détroit supérieur, de telle sorte qu’il comprime le corps de la vessie contre les paroisde l’abdomen, ou lecol de cet organe contre le bord supérieur du pubis. La vessie eu entraînée alors par la matrice; d’où il résulte que,

semblable au col d’une cornue, son col se recourbe sur le bord du pubis, et que le cathétérisme est impossible, si ce n’est avec une sonde très-courbée et semblable à celle qu’on emploie pour les hommes. Dans ce cas, l’affection continue jusqu’après l’accouchement, tandis qu’elle cesse dans le premier cas aussitôt que l’utérus s’est élevé au-dessus du détroit.

La dysurie et la strangurie peuvent aussi dépendre soit d’un déplacement de la matrice, surtout de la rétroversion de cet organe, soit de la présence d’un calcul dans la vessie ou d’une inflammation catarrhale ou causée par des hémorrhoïdes. Ces maladies dont la rétention d’urine est le principal symptôme, exigent un traitement particulier auquel il est urgent de recourir le plus tôt^possible, parce que la distension excessive de la vessie peut déterminer non seulement l’inflammation de cet organe, mais même sa rupture.

La rétention d'urine qui est produite par la compression de la matrice devenue trop volumineuse, se développe graduellement, à moins que des écarts de régime né lui impriment promptement une grande intensité. Dans tous les cas, il se présente deux indications principales; l’une consiste à évacuer promptement l’urine, et l’autre à empêcher autant que

possible l’accumulation de ce fluide dans la poche vésicale. Pour remplir la première indication , il est important de pratiquer le cathétérisme avec unealgalie

Page 1