‹ Traite complet des maladies des femmes (volume 3)Chapitre 63 sur 86 · AFFECTIONS DE ^APPAREIL URINAIRE, ETC · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE ^APPAREIL URINAIRE, ETC

courbe, et de remédier ensuite à la position vicieuse de la matrice qui donne naissance au mal. Il est toujours utile de faire précéder ces moyens par l’usage des grands bains, des fomentations émollientes et même de la saignée, surtout si l’on a différé d’administrer les premiers secours.

Pour remplir la seconde indication qui consiste à redresser et à maintenir la matrice, il suffit de soulever cet organe avec les mains appliquées sur l’abdomen, ou bien d’incliner fortement le corps en avant, de telle sorte que l’utérus s’éloigne du détroit supérieur. Lorsque ces moyens ne réussissent pas, on parvient à faciliter la sortie de l’urine, en soulevant la matrice avec un ou deux doigts portés dans le vagin. Il est bon d’enseigner aux femmes cette manière de se soulager elles-mêmes. Du reste, on pourra diminuer les effets de la pression de l’ utérus en recommandant aux malades de garder le repos dans une position horizontale et de faire usage d’une ceinture qui soutienne bien le ventre. Si la difficulté d’uriner dépendait d’un gonflement hémorrhoïdal, on recourrait à une application de sangsues à l’anus, à l’usage des bains et au repos.

La nécessité de rendre fréquemment le fluide vésical , et même l’incontinence d’urine , constituent moins une véritable maladie qu’une incommodité qui, du reste, se prolonge le plus souvent jusqu’à l’accouchement, époque où elle se guérit d'elle-même.

I0.8o LÉSIONS RELATIVES A LA R FPRODUCTION.

Quoique l’art offre peu de ressources contre cette affection, on pourra recourir aux boissons adoucissantes, aux bains émollients, pour diminuer l’irritation du méat urinaire et une espèce de ténesme vésical qui s’y joint quelquefois ; mais s’il y avait incontinence d’urine produite par l’atonie du col vésical, et survenue après une forte pression de la matrice, on prescrirait les injections avec les eauxdeBarège, de Balaruc ou de Cauterets. Enfin on combattrait les paralysies de la vessie au moyen des lavements de savon et des injections des eaux de Passy, de Forges ou des eaux que nous venons de signaler. Il est bon de dire que le plus ordinairement toutes les maladies dont il vient d’être question n’obtiennent une guérison radicale qu’après l'accouchement, et que, avant cette époque le traitement ne peut être presque toujours que palliatif.

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