DU TAMPONN. ET DE LA METH. DE DESAULT
du braver, a été employée plusieurs fois avec succès par ce grand chirurgien , qui ne cite cependant qu’une seule observation , où il est question d’une femme qui parait avoir été guérie. Comme pour obtenir quelques résultats, l’emploi permanent du tampon et de la sonde, ont nécessité des mois et même des années , nous pensons que les cures qu’on a supposées être le résultat de l’emploi de ces moyens, auraient eu lieu presque toujours spontanément ou du moins avec le seul secours d’une sonde maintenue dans la vessie.
Quoique nous rejetions en général la méthode indiquée par Desauit, nous croyons que dans les cas de fistules parfaitement transversales , elle pourrait souvent être employée avec avantage , si on y apportait les modifications que nous allons signaler.
D’abord , avant d’introduire un tampon dans le vagin, il faudrait, pour mettre la plaie dans les meilleures conditions possibles, en cautériser les bords cicatrisés isolément , ayant soin d’agir principalement sur les angles par où commence toujours l’agglutination.
Dans le cas où les bords de la fistule seraient très écartés , c’est-à-dire si cette dernière était très large et d une forme presque arrondie, au lieu de recourir à la cautérisation on devrait pour donner autant que possible a la perforation ovalaire la forme d’une
boutonnière qui est la plus propre à la réunion , on devrait, disons-nous d’abord, l’agrandir un peu dans le sens de son plus grand diamètre au moyen d’une petite incision d’une demi ligne ou d’une ligne de chaque côté, puis rafraîchir les lèvres de l’ouverture, comme nous l’indiquerons bientôt en parlant des autres méthodes.
Le tampon introduit dans le vagin serait une sorte de pessaire en gomme élastique , de forme conoïde et à base supérieure dont la circonférence ne se prolongerait que jusqu’à cinq ou six lignes de manière à refouler postérieurement les bords antérieurs de cette dernière , au moyen de la tension transversale qui serait produite dans le sens du plus grand diamètre de la solution de continuité ; enfin le refoulement en avant , ou plutôt le rapprochement de la lèvre postérieure serait facilité par le poids de la matrice rendue un peu procidente au moyen de la position presque assise donnée à la femme et avec l’aide d’un bandage de corps qui serait également destiné à fixer la sonde et le pessaire.