‹ Traite complet des maladies des femmesChapitre 9 sur 60 · DU TAMPOJN X. ET DE LA MÉTH. DE DESAULT · texte numérisé non relu

DU TAMPOJN X. ET DE LA MÉTH. DE DESAULT

cours à l’emploi d’un tampon de linge cylindrique et volumineux qui était introduit et maintenu dans le vagin. Ce moyen qui a d’abord été mis en usage par Fabrice de Hilden (1), Hilscher (2), Paletta (b), et enfin par Desault qui lui associa la sonde déjà proposée par Schulzius (4) et employée par Boudon (5) et J. Paletta (6), semble avoir réussi quelquefois, surtout dans le traitement des fistules urétrales, et de celles de la vessie qui étaient récentes, peu étendues et présentaient une ouverture trans\ersale. Dans les cas plus graves, l emploi du tampon vaginal est presque toujours infructueux, et échoue malgré la patience des malades et l’habileté des praticiens.

Cette méthode, qui, outre l’inconvénient d’atteindre rarement le but qu’on se propose, a encore eelui d’exiger une application prolongée de six à dix mois, est décrite par Desault de la manière suivante:

Ce célèbre chirurgien conseille dans son traité des maladies urinaires, d’introduire dans la vessie une sonde de gros calibre et présentant des yeux large-

d) Opéra omnia. centurie I observ. 68

(2) Chirurg. de Haller , tome III, § 599.

(3) Chirurgie, deuxième partie (loco citato.)

L T^‘er SUpplë'nentauï œuvres de Frédéric Hoffmann.

jp/::: ~ *«*<*■ u n.-

(6) Chirurg. (loco citato).

ment ouverts, et de fixer cet instrument dans la cavité de la poche urinaire au moyen d une machine « en forme de brayer dont le cercle assez long pour « embrasser la partie supérieure du bassin supporte « à sa partie moyenne une plaque ovalaire qui doit « être placée sur le pubis. Au milieu de cette plaque « est une coulisse dans laquelle glisse une tige « d’argent recourbée de manière qu’une de ses extré- « mités percée d’un trou tombe au-dessus de la « vulve au niveau du méat urinaire. Cette tige peut « être fixée sur la plaque au moyen d’un écrou. » Lorsque tout était disposé comme nous venons de le dire , on faisait passer l’extrémité de la sonde dans l’ouverture de la tige se rendant à la coulisse.

Cette sorte de brayer imaginé par Desanlt était préférable au double bandage en T sur lequel on fixait les rubans portés par l’extrémité externe de la sonde et attachés ensui te aux poils de la vulve.

Les lèvres de la perforation vagino-vésicale, étaient ensuite rapprochées autant que possible, au moyen d’un tampon de linge, introduit dans le vagin et poussé de dehors en dedans, de telle sorte que 1 ouverture fisluleuse devait etre ainsi tout a faitobtuiee, et se trouver en même temps réduite à une fente transversale.

Cette méthode, la seule dont s’occupe le professeur Boyer , et qu’on ne doit , comme nous l'avons prouvé, attribuer à Desault que sous le rapport

Page 1