I>U PHLEGMON ET DES PHLEGMASIES PROFONDES DES GRANDES LÈVRES
Les phlegmons des grandes lèvres sont loin d’être rares; car indépendamment de ceux qui se manifestent à la suite des contusions produites pendant l’ac-
couchement ou par les rapprochements sexuels , et les chocs de toute autre nature , il en est qui surviennent sans qu’on puisse en découvrir la cause. Les femmes nouvellement mariées y sont beaucoup plus sujettes que celles qui sont plus avancées en âge ; chez quelques-unes , ces sortes de phlegmons se reproduisent à chaque apparition du flux menstruel ; comme ils n’offrent rien de particulier , si ce n’est qu’ils se terminent presque toujours par suppuration ; leur traitement consiste dans l’emploi des cataplasmes émollients et maturatifs, la diète, le repos, les boissons délayantes , les bains , les saignées locales, etc.; lorsque la suppuration est formée , on ouvre l’abcès par une incision longitudinale pratiquée sur la face interne de la grande lèvre ; cependant dans les phlegmons périodiques, une simple incision ne suffit pas , parce que dans les cas de ce genre, les parois du foyer qui sont lisses comme celles d’un kyste, s’agglutinent difficilement, et c’est