DU PRURIGO DR LA VULVE
celui de quelques laxatifs , et défendait le vin , les liqueurs , et les aliments âcres, stimulants et épicés.
Dans les cas de prurigo essentiel, nous avons employé, avec avantage, des lotions froides faites avec une solution très étendue de sulfate de zinc, de fer ou d’alumine; l’eau végéto-minérale, l’oxycrat, le laudanum étendu d’eau nous ont également réussi quelquefois ; M. le docteur Ruan (1), dans des cas de prurigo très opiniâtre, a obtenu des succès par l’emploi intérieur du baume de copahu, du carbonate de soude, par l’application extérieure des cataplasmes de mie de pain et de lait avec addition de laudanum ; enfin par l’usage de lotions faites avec une solution de sous-borate de soude , ou du carbonate de zinc en poudre. Si à la suite de l’emploi de ces moyens , il résultait une inflammation vive, comme nous en avons vu des exemples, on la combattrait par des bains locaux et généraux émollients et narcotiques, ou par ceux de gélatine ou d’eau de son. Enfin, dans les cas tout à fait réfractaires , de légères cautérisations avec le nitrate d’argent ou même avec le cautère actuel, ont été employées avec succès, et ont triomphé de la maladie qui avait résisté à tous les autres moyens. Il ne faut cependant jamais perdre de vue que la suppression trop brusque du prurigo peut être suivie de graves accidents, qu’il est possi-
(1) Revue médic. Tome I, p. 305. 1829. D’après le recueil Norlh Arneric. med. and sur g. jour n. 1828.
ble de prévenir au moyen d’un large vésicatoire appliqué ;\ l’un des bras ou encore mieux à l’une des cuisses.