MATRICE
Le grand nombre d’amputations du col de la matrice, que nous avons vu pratiquer par les méthodes précédentes, nous ont prouvé que les tractions exercées
DE l’hYSTÉROTOMIK SAKS DEPLAC1 DE LA MATRICE. 6g3
sur cet organe et ses annexes rendaient cette opération le plus souvent très longue et toujours pénible et douloureuse, et que la section du col faisait à peine souffrir les malades et était, dans quelques cas, presque inaperçue par elles.
Ces motifs, la difficulté et souvent l’impossibilité qu’on éprouve d’abaisser la matrice, dans les cas de cancer mou, fongueux et frangé, etc.; le prolapsus quelquefois considérable qui résulte de l’opération et qui retarde ou empêche la cicatrisation de la plaie par des froissements répétés ; les accidents nerveux et tous les symptômes fâcheux qui dépendent des . tractions , des déplacements , de l'extension forcée et trop prompte du tissu, des membranes, des ligaments, des nerfs et des vaisseaux, non seulement d’un organe déjà malade et enflammé , mais encore de plusieurs autres organes dont les rapports anatomiques sont, comme ceux delà matrice, plus ou moins changés; le danger qu’il y a de perforer le vagin comme cela a déjà eu heu en opérant dans cette cavité avec le secours de divers instruments que nous ferons connaître , enfin l’espoir de pouvoir offrir une ressource chirurgicale à un mal dont la nature et les progrès auraient fait regarder comme inapplicables toutes les autres méthodes opératoires, nous ont suggéré l’idée d’un hystérotome qui, agissant sans exercer de traction, saisit et coupe au fond du vagin dilaté au
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moyen du spéculum, le col de la matrice, à la hauteur qui est jugée nécessaire.
Notre hystérotome, dont le nom vient des mots grecs îicTTEpa, matrice etxê'peiv couper, est un instrument peu compliqué, qui se compose des pièces suivantes :
Un tube d’acier AA de trois lignes de diamètre, et de six pouces de longueur, terminé à l’une de ses extrémités par une érigne double BB, dont les branches se rapprochent de manière à saisir fortement le col au moyen d’une tige CC destinée à faire avancer le coulant mobile D, qui doit serrer ou écarter les branches à coulisses de l’érigne BB. La lige CC , qui traverse le tube AA dans toute sa longueur, traverse aussi le manche d’ivoire E qui est terminé par un bouton F , par lequel on fait mouvoir la tige CC à laquelle il est fixé. Au milieu de l’instrument est un cylindre de cuivre G, terminé inférieurement par une espèce de poulie H, sur laquelle sont le ressort I et le crochet L qui tient élevé le levier M , qui appuie sur le renflement N du cylindre G qui sert de rappel à la lame O, destinée à couper le col de la matrice. Ce levier M, qu’on élève en pressant son extrémité P , reste fixé au crochet L. C’est ainsi monté, et tel que nous le représentons, que l’hystérotome doit être introduit dans notre spéculum.
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