DE L’EXTIRPATION DE LA MATRICE CANCÉREUSE. <J
ments qui sont ensuite divisés près de la matrice. Ce viscère alors complètement séparé de toutes ses attaches naturelles peut être saisi avec une pinceérigne et facilement extrait de la cavité pelvienne. Il est bon de dire que M. Bécamier ne comprend dans les ligatures que le tiers inférieur des ligaments larges, parce que c’est la que se trouvent les principaux vaisseaux artériels de l’utérus.
Dans les essais que nous avons faits sur le cadavre à l'hôpital de la Pitié, nous avons employé une sorte de lithotome boutonné , qui nous a semblé préférable à celui du frère Corne, parce que sa lame qui coupait dans sa concavité , exposait moins à blesser les parties voisines. Pour placer les ligatures , nous nous sommes servi comme étant plus commode et d’une application plus facile, de notre pince porte-ligature dont l’aiguille traversait les ligaments larges à leur tiers inférieur avant d’en commencer la section Enfin nous rendions les manœuvres plus simples et plus aisées, au moyen d’une petite incision périnéale qui agrandissait de beaucoup la vulve , et en introduisant une sonde d’homme dans la vtssie , dans le but de protéger cet organe et diriger l’action de l’instrument tranchant.
L’hémorrhagie étant rendue impossible au moyen des ligatures , et les intestins pouvant être maintenus au-dessus du bas fond du bassin en faisant conserver à la malade la position horizontale , tout espèce
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de tamponnement devient inutile et même nuisible, et il suffira de couvrir la vulve de compresses imbibées de décoctions émollientes et de veiller à ce que l’urine ne coule pas dans la cavité vaginale. Les malades seront dans un repos absolu, et les seuls moyens qui devront être mis en usage, consisteront dans des potions anti-spasmodiques, des cataplasmes et des fomentations , des lavements , des boissons adoucissantes , enfin des évacuations sanguines générales ou locales , proportionnées à la force du sujet et à la nature des accidents.
Nous ne décrirons pas les procédés de MM. Tairai et Genclrin parce qu’ils n’ont été employés que sur le cadavre, et nous ne dirons qu’un mot de celui de M. Dubled qui n’est qu’un perfectionnement de l'excision partielle du corps de l’utérus pratiquée en 1828 par M. Bellini.
Après avoir abaissé l’organe autant que possible avec les pinces de Muzeux , l’opérateur sépare le vagin du col en avant et en arrière, avec un bistouri, puis comme le fait M. Rècamier , il étreint d’une ligature le tiers inférieur des ligaments larges, qu’il coupe alors près de la matrice. Ce viscère ne tenant plus que par son fond adhérent au péritoine , il devient facile de l'abaisser davantage et d’exciser tout ce qui est malade en respectant les parties saines. Quoique la matrice n’ait pas été entièrement emportée, la malade opérée par M. Dubled le 20 juin 1 850, n’a